C’est ce jeudi 5 novembre 2020 que le président de la République Française, Emmanuel Macron, a décidé de se rendre aux postes frontières franco-espagnols des communes Le Perthus et Le Boulou, catalogués comme « principales portes d’entrée des immigrés clandestins en France »… En quelques minutes, l’hôte de l’Elysée devrait hausser la voix et durcir le ton pour demander le renforcement des contrôles aux frontières. Puis s’en aller. Annoncera-t’il à minima l’arrivée de nouveaux hommes et moyens, pour cela ? Langue au pangolin.

Et pendant ce temps, ces fameux clandestins venus essentiellement des pays du Maghreb (Maroc, Algérie et Tunisie) continueront de franchir les Pyrénées en chantant en passant par Cerbère (Port-Bou) et la principauté d’Andorre ! D’autant plus et d’autant mieux que selon certaines sources généralement bien informées – mais toujours pas autorisées (chut !) – d’importantes filières auraient été mises en place par des « passeurs mafieux » ces derniers mois, afin de faciliter la venue sur le territoire national de jeunes berbères et kabyles qui fuient la crise économique et politique qui secoue leur pourtant si beau pays, l’Algérie.

On vit vraiment une époque formidable.