Dans l’ancienne Assemblée départementale, il y avait 31 cantons et donc 31 conseillers généraux… Désormais, il n’y aura plus que 17 cantons, mais 34 conseillers généraux qui siègeront dans l’hémicycle du Quai Sadi-Carnot, à Perpignan, puisque la loi impose des binômes homme/ femme au titre de la parité.

12 conseillers généraux sortants ne se représentent pas : Françoise Bigotte (PS – Millas), Alain Boyer (PS – Sournia), Louis Caseilles (PS – Toulouges), Pierre Estève (PS – Saint Paul de Fenouillet), Marcel Mateu (PS – Elne), Elie Puigmal (PS – Saint Estève), Guy Cassoly (PCF – Prades), Guy Ilary (SE – Latour de France), Bernard Rémédi (SE – Prats de Mollo), Mauricette Fabre (UMP – Côte Radieuse), Jean Rigual (UMP – Perpignan) et Jean-Claude Torrens (UMP – Canet-en-Roussillon).

4 conseillers généraux sortants ont fait le choix de se mettre sur le banc de touche en qualité de remplaçants : Marie-Thérèse Casenove (PS – derrière Ségolène Neuville – canton Le Canigou), Jean-Louis Alvarez (PCF – derrière Pierre Serra – canton Le Canigou), Pierre Bataille (UMP – derrière Jean Castex – canton Les Pyrénées Catalanes) et Jean-Jacques Lopez (derrière Charles Chivilo, PS – canton La Vallée de l’Agly).

Cinq cantons sont plus particulièrement convoités par le FN/ Rassemblement Bleu Marine de Louis Aliot : Perpignan 1 (Vernet), Perpignan 2 (Las Cobas – qui comprend les communes de Bompas, Sainte-Marie et Villelongue de la Salanque), Perpignan 3 (avec la ville de Cabestany), Perpignan 4 (Moulin à Vent) et La Côte Salanquaise (communes de Claira, Le Barcarès, Pia, Saint-Hippolyte, Saint-Laurent de la Salanque et Torreilles).

Les six personnalités locales à suivre sont :

01/ – la présidente socialiste du Conseil Général’66, Hermeline Malherbe, sénatrice des P-O, mise en place par feu Christian Bourquin (PS), candidate à sa propre succession sur le canton Perpignan 6 (Gare – Saint-Assiscle et Ville de Toulouges) et qui retrouve sur sa route Chantal Gombert (UDI), adjointe au maire de Perpignan, laquelle cette fois-ci bénéficie du très large soutien de l’UMP, l’UDI, Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) et Unitat Catalana (UC).

02/ – la secrétaire d’Etat Ségolène Neuville, en charge des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, qui s’est déplacée en « terre inconnue » (canton Le Canigou), c’est une image bien sûr… Fera-t-elle les frais du bilan du Gouvernement socialiste en étant comptable de celui-ci devant les électeurs ? D’autant que les communistes ne lui ont pas fait de cadeau en présentant le binôme Renée Alberny/ Pierre Serra, soutenu par l’ancien conseiller général d’Olette, Jean-Louis Alvarez.

03/ – le secrétaire départemental de l’UMP’66 et ancien député de la 1ère circonscription des P-O, Daniel Mach, maire de Pollestres, qui espère bien créer la surprise en battant le doyen des conseillers généraux sortants, René Olive (PS), 77 ans passés, maire de Thuir, candidat donc à sa propre succession sur le canton des Aspres. Daniel Mach se présente en binôme avec une autre ex parlementaire, Marie-Thérèse Sanchez-Schmid, qui fut députée européenne, qui est aujourd’hui adjointe au maire de Perpignan.

04/ – l’ancien secrétaire général-adjoint de l’Elysée en charge des Affaires sociales, Jean Castex (UMP), maire de Prades, conseiller régional, qui vise la présidence de l’Assemblée départementale mais qui devra d’abord se faire élire dans le canton 13 des P-O, Les Pyrénées-Catalanes. Pour accéder au perchoir de l’Assemblée départementale, il a bien sûr l’entier soutien de François Calvet, président du Comité départemental de l’UMP’66 et sénateur-maire de Le Soler, et de Jean-Marc Pujol (UMP), maire de Perpignan, président de l’Agglo. Dans ces élections départementales, Jean Castex est le chef-de-file de l’équipe « Catalans gagnants! », qui rassemble l’UMP, l’UDI, ainsi que les partis catalanistes centristes CDC et UC.

05/ – l’actuel 1er vice-président du Conseil général’66, Michel Moly (PS), ancien maire de Collioure, qui aura fort à faire pour conserver son fauteuil de conseiller général du canton Côte Vermeille, car la Gauche part divisée avec notamment la candidature dissidente de Guy Esclopé (PRG), ex 1er adjoint de la Ville d’Argelès-sur-Mer. Pierre Aylagas (PS), député-maire d’Argelès-sur-Mer, président de la communauté de communes, joue gros dans cette élection par ricochet, car il s’est engagé à fond aux côtés de Michel Moly.

06/ – Romain Grau (UDI), 1er adjoint de la Ville de Perpignan, candidat sur le canton 9 (Perpignan IV – Moulin à Vent)… A coup sûr, une victoire ferait de lui le meilleur challenger pour succéder, en 2020, à Jean-Marc Pujol (UMP), dans le fauteuil de maire de Perpignan.