« CAMPEMENTS ILLICITES : L’ANGÉLISME SOCIALISTE EST COUPABLE »

Romain Grau (UDI).

Sous ce titre, Me Romain Grau (UDI), conseiller municipal délégué de Perpignan et conseiller communautaire de l’Agglo (PMCA), nous prie d’insérer :

« La présence massive de gens du voyage, observée au mois de juin en plaine du Roussillon, soulève un grave problème de loi, d’assistance à autrui et de laxisme.

En effet, 200 caravanes hébergeant un millier de personnes ont occupé illégalement des terrains privés dans les communes de Théza, Montescot et Corneilla-del-Vercol. Sans aucun doute, un rassemblement clandestin de musique techno, organisé en de pareils lieux, aurait été dissous sans délais sur ordre préfectoral.

Si cette situation, qui peut se reproduire à tout moment, n’est pas liée au droit des familles itinérantes à vivre leur culture, l’insulte à la loi et les dégradations induites démontrent l’impuissance de nos autorités face à une dure réalité.

Dans ce scénario de tolérance inconsidérée où se dévoile la crainte gouvernementale d’une accusation de discrimination, Perpignan 2020 affirme son souhait de préserver les équilibres, dans la ville et à ses abords, tout en condamnant un angélisme coupable. Car la loi vaut pour tous et des aires de grand passage sont aménagées en Roussillon, dans le cadre d’un Schéma départemental d’accueil de gens du voyage, ici comme ailleurs. Une situation identique est ainsi rencontrée depuis le 8 juillet dans l’agglomération de Carcassonne, tandis que le maire de Guérande, en Loire-Atlantique, a démissionné le 9 juillet pour les même raisons, au constat de l’impuissance de sa commune.

Dans les faits, les expulsions nécessaires à la tranquillité sont entravées par une circulaire interministérielle du 26 août 2012, relative aux campements illicites, sans distinctions culturelles. Ce texte, qui impose une étude de la situation de chaque famille présente, suivie d’un accompagnement, constitue un outil administratif impropre aux réalités de terrain. La fermeté, conjuguée au respect de la dignité humaine, est une valeur à défendre, sous peine de transformer l’abus en valeur universelle ».