Le bruit gronde, notamment dans la vallée de l’Agly et en Salanque, comme hier quand l’eau grouillait dans notre rivière…

Des viticulteurs de Cases-de-Pène et d’Espira-de-l’Agly, dans le canton de Rivesaltes, en ont marre que chaque fois qu il y a des pluies (torrentielles ou pas) leurs propriétés soient emportées par les crues.

Ils en veulent à tous les élus du départements pour leur « inaction » par rapport aux caprices récurrents de l’Agly !

En effet, suite a la démarche de Pierre Estève (PS), conseiller général de Saint-Paul-de-Fenouillet et alors député de la 2ème circonscription des P-O, un arrêté de périmètre du SAGE de l’Agly avait été pris par le préfet des Pyrénées-Orientales d’alors, en mars 1995, suite à la loi de 1992 (dont le papa était Brice Lalonde, ministre de l’Ecologie).

Depuis, deux présidents se sont succédé en dix-huit ans à la tête du SAGE de l’Agly – José Puig (MoDEM), maire de Claira devenu entre temps conseiller général, deux mandats de six ans, et André Bascou (ex-RPR), maire de Rivesaltes, un mandat de 2006 a 2012 (voir article sur ouillade.eu publié le 20 septembre 2012) – « mais… rien ne s’est fait pendant ces dix-huit ans », tempête aujourd’hui le monde viticole.

Et pourtant dans son objet, rappellent ces mêmes viticulteurs, « le SAGE à la responsabilité de la sécurisation des berges de l’Agly… ». Les agriculteurs espèrent « que la nouvelle structure mise en place par le Conseil général des P-O et l’Agglo de Perpignan (PMCA), fin 2012 pour prendre le relais du « SAGE fantôme »  ne restera pas 18 ans sans rien faire… ».

Sur le littoral, à Argelès-sur-Mer, c’est carrément la population qui en a ras-le-bol de vivre les pieds dans l’eau dès que la moindre averse se produit. En effet, cela fait des années que ça dure, dès qu’il pleut les Argelésiens sont pris au piège de la montée des eaux, ne pouvant plus circuler sur l’ensemble du territoire de la commune, dont les accès sont alors inondés ; certaines populations isolées dans les écarts étant même privées de sortie de chez eux : « En 2013, cela est honteux pour une agglomération qui compte désormais une population de 12 000 habitants ! On ne peut plus accepter de vivre ainsi, il faut mettre la commune hors d’eau et pour cela engager les grands chantiers qu’il faut. Et après la pluie vient le temps des nids de poule ! Désormais, sur la chaussée, entre le village et la plage, sur la plupart des axes routiers de la commune, ce sont des mini-cratères destructeurs pour les véhicules et en particulier dangereux pour des deux-roues, qui fleurissent… ».