Communiqué de la fédération départementale du Parti Communiste des Pyrénées-Orientales (PCF’66)…

« Un nouvel arrêté préfectoral vient augmenter le nombre de communes touchées par la sècheresse et donc des restrictions à l’usage de l’eau. Le problème est sérieux, les données qui ont amené le préfet à prendre cette décision, proviennent des services de l’Etat mais aussi et surtout des services du Conseil Départemental et du syndicat des nappes de la plaine du Roussillon composé de communes et du Département.

Ici depuis des décennies le Conseil Départemental (ex conseil général) a une culture du suivi et de la gestion de l’eau qui s’avère et s’avèrera indispensable à sa protection. Ces divers services qui collaborent siègent, dans les comités sécheresse qui régulièrement analysent la situation et desquels découlent certaines décisions prisent par le représentant de l’état. La question de la ressource en eau est d’actualité partout en France.

Notre département n’échappe pas à l’urgence. Le réchauffement climatique, la sécheresse récurrente, l’explosion démographique sont des réalités départementales. La vraie question n’est pas d’accumuler les mesures de restriction, au demeurant nécessaires, en attendant d’hypothétiques pluies.

Aujourd’hui il convient de réfléchir et de prendre des initiatives pour éviter ces situations. D’ici à 2050, la consommation d’eau dans le département (60 millions M3 actuellement) progressera de 20 millions M3. La raréfaction de l’eau est certes une réalité, mais dans sa mauvaise utilisation, sa répartition, son usage… se trouve la solution! Dans un proche avenir la solidarité, les maillages, la recherche commune de ressources alternatives, seront indispensables. Nul n’est à l’abri, le SAGE*, en cours d’élaboration, interdira le pompage du moindre M3 supplémentaire dans le Pliocène (nappes profondes). L’eau des fleuves ou des nappes superficielles du quaternaire, en apparence inépuisables, est par définition fragile et sensible aux pollutions ou au tarissement (sècheresse, erreur humaine, accidents). Nos cours d’eau sont en déficit endémique.

Le Département qui a une longue tradition, expérience et expertise sur l’eau potable et les inondations réfléchi, échange et propose. La solution réside dans la maitrise commune de notre ressource d’eau (qualité, quantité ou prix). En 2020, la loi NOTRe exige de toutes les communes, le transfert de la compétence « eau potable » aux EPCI (communautés de communes). La même loi pousse les Conseils Départementaux à se désengager de l’eau potable, celui des P-O fait le choix inverse. Le Département, sa présidente, le groupe PCF – Front de Gauche, proposent de créer, avec les EPCI, un syndicat mixte de production d’eau potable à l’échelle des P-O.

En d’autres temps, les élus de notre territoire ont su dépasser les clivages politiques et su créer ce genre de structure, pour les ordures ménagères, le transport et la restauration scolaire… Aujourd’hui ils peuvent laisser aux générations futures un formidable outil collectif de préservation de notre ressource en eau. Nous invitons les citoyens à pousser dans ce sens ».

* schéma d’aménagement et de gestion de l’eau.