Hier à Paris, au 22 de la rue d’Anjou, siège national de l’Union des métiers de l’industrie hôtelière (UMIH) présidée par le Basque Roland Aeguy, avait lieu une conférence de presse au cours de laquelle les dirigeants de l’UMIH ont annoncé qu’ils engageaient des actions judiciaires « pour concurrence déloyale » contre des modes d’hébergement classés en chambres d’hôtes « alors qu’il s’agit de véritables établissements d’hôtellerie (…). La législation prévoit que ces lieux ne doivent pas accueillir plus de 15 clients pour un maximum de 5 chambres d’hôtes, or nous avons constaté que nombre de ces établissements abritent plus de chambres et reçoivent du coup nettement plus de clients que la loi le permet (…) ».

Par exemple, souligne le Perpignanais Romain Grau, avocat de l’UMIH, « un hôtelier inscrit en tant que tel au registre du commerce, a obligation avant d’ouvrir ses portes au public, de faire valider son établissement par le passage d’une commission de sécurité; les établissements en chambres d’hôtes sont exonérés de cette obligation, s’il est prouvé qu’ils rentrent dans le cadre de la règlementation en vigueur, c’est-à-dire qu’ils ont un maximum de 5 chambres pour recevoir moins de 15 personnes. Or, il se trouve que depuis ces dernières années nombre de ces établissements ont développé une véritable hôtellerie parallèle. C’est cette situation de concurrence déloyale que dénonce l’UMIH aujourd’hui (…) ».

Dix départements situés au sud de la Loire, sont particulièrement dans le collimateur de l’UMIH à ce sujet, dont : les Bouches-du-Rhône, la Dordogne, le Gard, le Var… et les Pyrénées-Orientales.

En Catalogne du nord, une poignée de sites seraient visés, en Cerdagne, dans la plaine du Roussillon et sur le littoral.

Si les responsables de l’UMIH ont reçu, hier, certaines assurances de la part de la ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, Sylvia Pinel, il semblerait que celles-ci soient insuffisantes. « L’UMIH, ajoute Me Romain Grau, souhaite que les établissements en chambres d’hôtes visés soient soumis aux mêmes contrôles que l’hôtellerie traditionnelle ». L’avocat perpignanais, par ailleurs vice-président de Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération, fait le buzz dans les médias nationaux, sur lesquels depuis ce matin on a pu notamment l’entendre (France Infos, France Inter…).