Photo : L’ex-sénateur-maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy, par ailleurs ancien président de l’Agglo Perpignan Méditerranée, chuchotant dans l’oreille d’Alain Ferrand, maire du Barcarès…

 

Depuis sa brillante réélection aux élections municipales de mars dernier, dès le 1er tour – 54,63% des suffrages exprimés avec un taux de participation de 72% – malgré la présence de quatre listes d’Opposition, tout semble sourire à Alain Ferrand, UMP, maire de Le Barcarès…

Il a réussi à imposer auprès des instances départementales de l’UMP’66 la candidature de l’une de ses deux filles, Mathilde, en binôme avec le nouveau maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque, Alain Got, UDI, pour les prochaines élections cantonales sur la Côte Salanquaise. Même ses adversaires, ou plutôt ses ennemis, politiques, le reconnaissent : « le nom de Ferrand, qui n’a pourtant rien de catalan, est incontournable sur cette partie du territoire roussillonnais… Se présenter sous l’étiquette Ferrand, c’est partir avec une avance électorale de plusieurs milliers de voix… Le nom de Ferrand sonne désormais comme un label politique en Salanque ! ».

Il est aussi le seul maire UMP des P-O à avoir accueilli dans sa commune un ministre socialiste de la République. C’était en septembre dernier, pour le 150ème anniversaire de la Croix-Rouge Française, dans le cadre des Assises de la Jeunesse, et le ministre était Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. En présence de la préfète des P-O, Josiane Chevalier, qui venait de s’ancrer sur le sol roussillonnais, de la sénatrice des P-O et présidente du Conseil Général’66, Hermeline Malherbe (PS) et du député de la 1ère circonscription des P-O, Jacques Cresta (PS), par ailleurs vice-président de la Région Languedoc-Roussillon.

« ELECTRO BEACH… PRES DE TROIS FOIS PLUS DE SPECTATEURS QUE LE FESTIVAL LES DEFERLANTES D’ARGELES-SUR-MER ET POURTANT TROIS FOIS MOINS CHER ! »

Il faut ajouter encore à l’actif des succès 2014 d’Alain Ferrand la 6ème édition du festival international des musiques électroniques, l’Electro Beach, créé par son épouse Joëlle née Iglesias : 80 000 spectateurs venus d’une cinquantaine de pays et une myriade de Dijés-stars pour promouvoir l’une des plus grande scène électro du moment de la planète, rediffusée en permanence de Séoul à Toronto, en passant par Sao Paulo, Londres et Tel-Aviv ! Même le festival Les Déferlantes d’Argelès-sur-Mer est bien loin, très loin d’avoir une telle aura, un tel prestige (sa réputation ne décolle pas au-delà des frontières départementales alors qu’il coûterait plus de trois fois plus cher…).

2014, c’est aussi pour les Ferrand l’année de tous les procès en diffamation gagnés : contre leurs opposants politiques d’abord, contre trois journalistes de la rédaction France 3 qui avaient annoncé à l’antenne une garde à vue puis l’hospitalisation de Joëlle Ferrand… Tout cela était faux, les journalistes ont été condamnés.

Alain Ferrand compte même désormais parmi ses proches un conseiller régional : Pierre Aloy (dont le fils Frédéric siège dans la Majorité municipale UMP du Barcarès). Celui-ci vient de succéder à Me Louis Aliot (FN), obligé d’abandonner ce mandat politique pour cause de cumul, après son élection au Parlement européen, à Strasbourg. Pierre Aloy, entre temps, s’était fâché avec le Front National des P-O, fustigeant « les choix rocambolesques et pitoyables (…) » de la direction départementale du parti de Marine Le Pen. Pierre Aloy siège donc tout-seul dans l’hémicycle de la Région, mais il est d’un précieux soutien pour l’actuel maire du Barcarès et sa politique de développement lagunaire (Alain Ferrand a été réélu cette année 2ème vice-président du Parc naturel marin du Golfe du Lion)…

Seul échec pour le maître du Barcarès cette année : son élection manquée à la vice-présidence de la Communauté d’Agglomération Perpignan Méditerranée. Mais l’homme a prouvé qu’il avait du ressort et qu’il savait rebondir : il compte bien profiter de la fenêtre de tir des prochaines élections cantonales pour revenir en force sur la scène départementale, en misant sur la victoire de sa fille Mathilde aux côtés de l’autre Alain de la Salanque, M. Got, maire de Saint-Laurent.