Dans le mensuel régional « Objectif Languedoc-Roussillon » (mai 2011), qui vient de paraître, Olivier Ferrand, 41 ans, haut-fonctionnaire au ministère des Finances, ancien stagiaire de l’Ena auprès de Bernard Bonnet alors préfet des Pyrénées-Orientales à Perpignan, actuel adjoint au maire de Thuir, René Olive (PS) et fondateur du think-tank (laboratoires d’idées) Terra Nova qui roule à fond la caisse pour Dominique Strauss-Khan (DSK)  – patron du Fonds Monétaire International (FMI)… et candidat du Parti socialiste à la présidentielle de 2012 ? – n’y va pas avec le dos de la cuillère, concernant l’actuel président de la République, Nicolas Sarkozy, et sa gouvernance en général. Morceaux choisis…

– « Nicolas Sarkozy est le premier président français à justifier les inégalités, au nom du mérite :  A grosses responsabilités, gros revenus ; a-t-il déclaré à Davos. Cette légitimité de l’enrichissement connait sa principale traduction dans la politique fiscale : 20 des 30 milliards de baisse d’impôts sur la période 2002/ 2012 ont profité aux 5 % des ménages les plus aisés (…) ».

– « La France est en passe de rater le développement des industries vertes, alors qu’elle avait été précurseur dans le domaine avec, par exemple, la centrale solaire EDF-Thémis, dans les Pyrénées-Orientales, la toute-première d’Europe à l’époque. Les objectifs du Grenelle II de l’Environnement étaient satisfaisants, mais pas les mesures de mise en oeuvre. Le choix de développer les énergies renouvelables par subvention exclusive de la demande handicape l’essor d’une filière industrielle verte nationale. C’est criant dans le photovoltaïque : les tarifs de rachat élevés imposés à EDF ont fait entrer sur le marché des opérateurs étrangers à la filière, alléchés par la rente offerte, et qui importent la totalité des outils de production depuis la Chine, avec au passage un bilan carbone négatif ! (…) ».

– « Les chiffres, concernant l’Education nationale, de la petite enfance jusqu’à l’enseignement supérieur, sont alarmants. Ils résultent d’un constat : la France n’a pas démocratisé l’enseignement supérieur et a fait le choix d’arbittrer massivement en faveur des collèges et des lycées. En clair, nous préparons de bons contremaîtres d’usine pour l’économie industrielle d’hier, nous négligeons la formation des chercheurs, des ingénieurs, des cadres de l’économie de la connaissance de demain. Le problème, c’est qu’il n’existe pas d’accord politique. A droite, on entend : Tout le monde ne peut pas faire Polytechnique. C’est faux : les pays les plus avancés nous le démontrent. Ce raisonnement malthusien trouve écho chez la gauche, qui défend l’élitisme républicain : l’égalité républicaine doit permettre à tous, quelles que soient l’origine ou les conditions sociales, c’accéder à l’élite. En témoigne le programme ZEP de l’IEP (Institut d’études politiques) de Paris (…) ».

Olivier Ferrand – Lequel est connu en Languedoc Roussillon, et bien avant 2007 !, pour avoir été le plus proche collaborateur de l’ex-préfet Bonnet sur les dossiers sensibles des carrières de Vingrau (etc-etc) dans les années quatre-vingt-dix, contrairement à ce qu’écrit le mensuel « Objectif Languedoc-Roussillon »… – est diplômé d’HEC et ancien élève de Sciences-Po ainsi que de l’ENA.