Dans son numéro daté du mercredi 29 décembre 2010, le quotidien « La Croix » consacre une longue interview à Olivier Ferrand, président de la Fondation Terra Nova (un club de réflexion animé par des proches de DSK) et conseiller municipal PS à Thuir, dans l’équipe du maire René Olive.
En effet, étiqueté « Strauss-Kahnien », Olivier Ferrand a été sélectionné par la rédaction du journal avec 9 autres personnalités à la dimension nationale, ès-qualité de « témoin privilégié » pour revenir, en cette fin d’année, sur les grands événements qui ont marqué l’actualité française en 2010.
– « Au début », tient à souligner Olivier Ferrand, « quant on parlait de cette primaire, tout le monde nous prenait pour des zozos. Maintenant, l’idée s’est imposée ». Olivier Ferrand ne boude plus son plaisir. Lui qui fut l’un des premiers à plaider pour que le PS ouvre à tout l’électorat de gauche la désignation de son candidat à l’élection présidentielle, estime que « 2010 a marqué une étape irréversible dans le processus (…) ».
A en croire Olivier Ferrand, qui s’exprime avec pertinence sur le sujet des « primaires » au sein du PS, « tous les socialistes sont désormais d’accord pour se fixer des règles de bonne conduite ; personne n’a intérêt à ce que nos débats se résument à un bain de sang », dit-il crûment. « Ni les perdants, qui voudront participer à l’aventure gouvernementale en cas de victoire, ni le gagnant, qui sait bien qu’il devra rassembler le PS pour rassembler la gauche. Tous les candidats à qui j’ai parlé sont convaincus de cette nécessité », insiste plus loin Olivier Ferrand. Dominique Strauss-Kahn fait-il partie du lot ? « Joker », élude-t-il dans un éclat de rire, dans cette interview accordée à Mathieu Castagnet pour le quotidien « La Croix ».