En dépit des mouvements de protestation qui agitent actuellement le microcosme en Pays Catalan, le nom de la nouvelle Grande Région – Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée née de la fusion entre le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées – semble s’impose petit à petit sur le territoire roussillonnais.
Ce sont les professionnels du tourisme et en règle générale les grands acteurs de l’économie départementale qui paraissent les plus en pointe dans la communication de ce nouvel « étiquetage » pour identifier leur secteur d’activités, tant au plan géographique qu’au plan commercial.
– « Il y a un débat identitaire en cours sur le nom de la région, dont on s’aperçoit vite qu’il s’agit là d’organiser un blocage au niveau du système politique régional, contre la Majorité socialiste que les électeurs ont mis en place à Toulouse », souligne un élu consulaire perpignanais. « Lorsque on discute avec les gens on sent très bien que les préoccupations, les attentes de la population, sont ailleurs. Les habitants de ce département veulent de l’emploi ! Lorsque on consulte, lorsqu’on reçoit les jeunes, par exemple, ils mettent en lumière ce qui compte pour eux : leur avenir professionnel. Ils se fichent bien du nom de la région, ils ont les pieds sur Terre, ils n’ont pas besoin qu’on leur rappelle tous les matins où ils habitent, où ils vivent… Tout cela est d’un ridicule moyenâgeux ! Quant aux touristes, dont il faut aussi savoir demander leur avis – c’est quand même eux qui nous nourrissent pendant près de 6 mois ! – si vous leur parlez de Pays Catalan ils vous répondent Costa Brava et Barcelone. Là est la réalité. Roussillon leur parle mieux et plus ! ».