Communiqué de presse.

 

 

« Dans un récent communiqué de presse, les députés La République en Marche d’Occitanie se vantent d’avoir « stabilisé les dotations aux collectivités territoriales »

 

Or, la réalité est bien différente. Les maires et élu.e.s locaux, de terrain, au-delà des clivages politiques, le savent bien-, plus de 5 000 communes ont vu leur dotation baisser cette année encore, du fait d’une inflation d’environ 1,8 %, de la fin de la garantie de la dotation de solidarité rurale (DSR), d’une dotation de solidarité urbaine (DSU) devenue peau de chagrin et de nouvelles charges à assumer sans l’équivalent en recettes.
L’État, pourtant garant de l’égalité républicaine et territoriale, impose l’austérité aux collectivités locales, les laissant face à l’équation insoluble de répondre aux besoins des habitants, tout en ayant des budgets non déficitaires.
En aucun cas, la dite « stabilité des dotations de l’Etat » n’a permis de rattraper de rattraper le retard cumulé depuis 2011 (date du gel des dotations initiées sous Nicolas Sarkozy, puis baissées sous François Hollande).

En 10 ans, la principale dotation aux collectivités a presque diminué de 50%. Par exemple, pour la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM), la Dotation globale de fonctionnement sera passée de 35 millions d’€ en 2014 à 30 millions d’€ en 2019, et ce, avec de nouvelles compétences, une démographie qui augmente et donc de nouvelles charges à assumer…
Le malaise des maires est le symptôme le plus inquiétant. Ils sont fatigués d’être dépossédés et l’expriment avec force, alors qu’ils sont le dernier maillon de la démocratie représentative et qu’ils incarnent la politique au quotidien dans des relations étroites et souvent personnalisées avec leurs administré.e.s. Ils trouveront toujours les élu.e.s de l’ADECR 66 (association départementale des élu.e.s communistes et républicains des P-O) pour les défendre ».

 

Jean-André MAGDALOU, président de l’ADECR’66

Marc SEVERAC, secrétaire général de l’ADECR’66