Pour la 2e fois en deux ans*, les habitants de la Nouvelle Calédonie ont dit « non » à l’indépendance, à plus de 53,2%**, lors du référendum qui était organisé ce dimanche 4 octobre 2020. Et il n’y a que la presse française pour prétendre presque le contraire – en écrivant comme les journaux Le Monde, 20 Minutes, etc. « Le non à l’indépendance l’emporte de peu… » – alors que les chiffres sont là, incontestables et incontestés dans toutes les chancellerie de la planète, sauf dans les rédactions françaises !

Plus précisément : 53,26% des électeurs se sont exprimés pour rejeter l’indépendance. Quant à la participation, elle est historiquement élevée, c’est exact, puisque elle s’élève à 85,64% (sur 180 598 inscrits), supérieure de 4,5 points au scrutin précédent. Ce scrutin est marqué encore une fois par une forte mobilisation ; en 2018 elle avait été de 81%. L’écart s’est donc réduit entre les anti et les pro indépendance passant de 18 535 voix (2018) à 9 964 voix (2020).

La victoire des partisans au maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République Française, même si leur score de 2020 est en retrait par rapport à celui de 2018, est nette et claire, n’en déplaise aux médias français davantage préoccupés sur le sujet, il semblerait, à marteler leurs opinions plutôt qu’à donner une information neutre, objective, juste… Les rédactions doivent vite revenir entre les mains des journalistes et non des éditorialistes et autres pseudo-commentateurs auto-assermentés pour bourrage de crâne.

Comme l’a si justement souligné le président de la République Française, Emmanuel Macron : « Les électeurs se sont exprimés, ils ont majoritairement confirmé leur souhait de maintenir la Nouvelle-Calédonie dans la France. En tant que chef de l’Etat, j’accueille cette marque de confiance dans la République avec un profond sentiment de reconnaissance (…) ».

En Catalogne espagnole, on retiendra le tweet du séparatiste catalan officiellement en exil à Waterloo (Belgique), Carles Puigdemont, député européen, appelant « au nom du peuple catalan » (sic) les habitants de Nouvelle-Calédonie « à dire OUI à l’indépendance »… Décidément, Carles Puigdemont 

 

 

 

*L’accord de Nouméa de 1998 prévoit la possibilité d’organiser jusqu’à trois référendums en cas de vote négatif pour les deux premiers. Pour cela, il faut qu’un tiers du Congrès calédonien (soit dix-huit membres) demande un troisième référendum. Ce soir, Roch Wamytan (UC-FLNKS), président du Congrès de Nouvelle Calédonie, a d’ores et déjà annoncé qu’il allait demander un nouveau vote.

**En 2018, le 4 novembre, le « non » l’avait emporté avec 56,7% des voix, avec un taux de participation bien inférieur à celui enregistré ce dimanche 4 octobre 2020.