C’est désormais officiel : le Conseil d’Etat a tranché : la nouvelle Grande Région – née de la fusion entre le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées – peut s’appeler dès à présent : « Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée ». C’était d’ailleurs là le souhait exprimé par l’écrasante majorité des internautes qui se sont exprimés lors de la consultation lancée sur Internet par la présidente de la nouvelle Grande Région, Carole DELGA (PS).

Dans le département des Pyrénées-Orientales, le monde économique catalan appelait aussi de ses vœux cette dynamique, insistant sur l’attractivité que représente l’identité géographique « Pyrénées-Méditerranée », accolée à « Occitanie ».

 

Communiqué de presse –   « PAIS NOSTRE :  VIVE  L’ OCCITANIE ! »

« Le mouvement Pais Nostre se réjouit de la naissance officielle de l’Occitanie .Cette victoire historique est le fruit de décennies de luttes et , comme le chante Claude Marti  « la vergonha es abolida , lo pais viu al present  » . Cette reconnaissance doit maintenant être confortée par un enseignement généralisée de la langue et de la culture d’OC. La région Occitanie doit aussi multiplier les liens et des politiques communes avec les autres « païses occitans.

L’Occitanie c’est aussi une force économique et , le 12 novembre, Pais Nostre organisera avec de nombreux chefs d’entreprises un Colloque sur ce théme à Narbonne . Enfin Pais Nostre continuera de soutenir la revendication d’un  » statut particulier  » pour le Pays Catalan ».

 

Les voix qui s’opposent à cette officialisation n’ont pas tardé à s’élever et à réagir pour en appeler à la mobilisation…

Ainsi, l’ancien maire communiste d’Elne, Nicolas GARCIA, secrétaire départemental du PCF, vice président du Conseil Départemental, chargé du catalan.

« La décision du conseil d’Etat de valider le nom exclusif d’Occitanie pour désigner notre région provoque certes une grande colère dans le département mais elle ne doit surtout pas entrainer résignation et renoncement. Car rien n’est joué, rien n’est perdu ! Nous ne sommes pas pris au dépourvu, en effet, si nous aurions préféré que Carole Delga recule, il était aussi prévisible que le Conseil d’Etat ait à valider 0ccitanie. C’est à partir de ce jour que le recours citoyen va être introduit et, pour ainsi dire, que tout commence. Plus que jamais c’est maintenant qu’il faut faire du bruit, se bouger : mairies, Département, citoyens, associations, partis politiques, élus… doivent faire flèche de tout bois pour appuyer ce recours (manifestations, courriers, délibérations…) et montrer l’injustice que constitue pour notre département et sa population le fait que sa langue, sa culture, son histoire ne soit pas mise en avant dans le nom de la région aux côté de celui qui identifie, l’autre langue, l’autre culture, l’autre histoire de la Région ».

 

Ainsi encore le Comité du « Oui au Pays Catalan », soutenu essentiellement par des personnalités qui réclament l’autonomie et/ ou l’indépendance du département qui serait la Catalogne-Nord… et qui organise, à Fourques, une conférence de presse intitulée « Résistance à l’Occitanie ».


« Le nom de région « Occitanie », combattu depuis plusieurs mois dans les Pyrénées-Orientales, a été officiellement adopté ce jeudi 29 septembre, après validation par le Conseil d’Etat.
 
Le comité Oui Pays Catalan, moteur de l’opposition à cette dénomination injurieuse, prépare une réponse vigoureuse à cet affront. Nos consignes s‘adresseront au peuple catalan de France afin de contrer la disparition programmée de notre territoire.
 
A cet effet, nous organisons une conférence de presse, ce vendredi 30 septembre 2016, à 10h 30, à l’entrée de la commune de Fourques. Ce rendez-vous de Résistance réunira :
 
Jean-Luc PUJOL, maire de Fourques.
 
Annabelle BRUNET, maire-adjointe de Perpignan et conseillère départementale des Pyrénées-Orientales.
 
Jordi VERA, président de Convergence Démocratique de Catalogne (CDC).
 
Cette étape précèdera la fondation, le 15 octobre, d’une nouvelle force politique ouverte aux citoyens favorables à l’affirmation d’un projet régional catalan dans le cadre de la République Française.
 
Perpignan-Fourques : 18 km, 23 mn ».