Me Louis Aliot (FN), député européen, conseiller municipal de Perpignan, conseiller communautaire, communique :

« Certains cheminots ont alerté l’opinion sur la menace de fermeture qui pèse sur le guichet « voyageurs » de la gare de Port-Vendres ainsi que sur d’autres projets qui vont accélérer la déstructuration du rail dans notre département mais aussi partout en France.

Après les gares rurales qui ferment les unes après les autres, les dessertes ferroviaires qui sont remplacées par des services de bus, on nous annonce maintenant des trains sans contrôleurs alors que ceux-ci sont souvent les seuls à humaniser le service et à restreindre quelque peu l’insécurité.

L’administration abandonne les Français les plus faibles. Ceux qui sont isolés le seront bien plus encore demain. Cette gestion purement comptable et financière est catastrophique pour le service public, pour le personnel, pour les l’usagers et pour l’aménagement du territoire.

La future convention TER doit tenir compte de ces nécessités car on ne peut laisser nos trains et nos gares devenir des déserts.

La défense du maillage du territoire, et en particulier le maintient des lignes menacées (Perpignan – Port-Bou et le Train Jaune) sont indispensables aux habitants de ces zones, mais aussi au tourisme et à l’économie locale. Comment peut-on admettre par exemple que la principale ligne menacée soit la ligne qui desserve la principale zone touristique de notre département ?

Je condamne l’attitude nonchalante et résignée de la gauche qui détient tous les pouvoirs de l’État, nationaux et locaux, et qui ne fait rien ou pas grand chose pour empêcher ce démantèlement supplémentaire et méthodique de nos services publics par l’Europe ultra-libérale après avoir accepté la ruine de notre agriculture et nos industries.

Nous ne pouvons accepter que dans un département comme le notre, en grande difficulté économique et sociale, les pouvoirs publics continuent à rester impuissants devant ces menaces ».