Sur la 1ère circonscription des P-O, le tandem Romain GRAU – Isabelle de NOËLL MARCHESAN (La République En Marche!) a littéralement cassé la baraque sur le canton du Moulin-à-Vent (Perpignan IV) avec un score de 1 895 voix, soit près de 36% des suffrages exprimés. Derrière, loin derrière, le jeune candidat du FN-RBM rassemble à peine un petit millier de voix (20,27%) ; Daniel MACH (LR-UDI) est sur la dernière marche du podium avec 897 voix (16,98%). Mais Daniel MACH peut être rassuré : il n’a aucun souci à se faire pour les prochaines municipales, si la nouvelle loi le lui permet, car dans son fief de Pollestres il est arrivé nettement en tête, très largement même, avec 1 217 voix, soit 53,92% des suffrages exprimés. Derrière Romain GRAU, en seconde position, ne pèse pas lourd avec 387 voix (17,15%). Mais à notre connaissance, Romain GRAU ne visera pas la mairie de Pollestres en 2020. Il n’est pas intéressé. Revenons sur le canton du Moulin-à-Vent où Romain GRAU s’est imposé spectaculairement : il faut rappeler qu’avec sa suppléante dans cette élection législative ils constituent le binôme qui représente ce canton dans l’hémicycle du Conseil Départemental. Notons encore l’excellent score de Romain GRAU dans le fief communiste de Cabestany ; il rafle la mise avec 1 257 voix, soit encore 31,47%, loin devant tout le monde. Jean VILA, le maire communiste, a dû souci à se faire pour sa succession car sa candidate, Françoise FITER, n’arrive qu’en 5ème position, derrière Alain MIH (La France Insoumise), avec seulement 401 voix (10,04%).

Sur la 2ème circonscription des P-O, le député européen Louis ALIOT (FN-RBM) écrase tout le monde sur le canton Perpignan I (Vernet), avec 999 voix (plus de 32% des suffrages exprimés). Les deux frères ennemis de Saint-Laurent-de-la-Salanque sont littéralement laminés. L’ancien maire, Fernand SIRé (LR-UDI), député sortant, et le nouveau maire de Saint-Laurent, Alain GOT (UDI), qui certes ne se représentait pas mais qui avait appelé à voter pour la candidate de « La République En Marche! », Christine ESPERT, contre SIRé, ont tous les deux perdus leur électorat. Dans sa commune, l’ancien maire arrive péniblement en 3ème position, avec 22,17% des suffrages exprimés, derrière Louis ALIOT (32,63%) et Christine ESPERT (24,67%). L’actuel maire, lui, rate en quelque sorte son pari avec une protégée qu’il ne réussit pas à s’imposer à Saint-Laurent. Mais il y a encore un second tour, dimanche prochain. Alain GOT reste convaincu que Christine ESPERT va l’emporter, et dans sa commune de Saint-Laurent et dans la 2ème circonscription. Si c’est le cas, il pourra alors dormir tranquille jusqu’aux municipales de 2020, où il entend bien être candidat à sa propre succession. Mais c’est sur Le Barcarès que le candidat « Frontiste » fait un score canon : près de 40% des voix (1 304), malgré le fait que l’épouse du maire LR (Les Républicains), Joëlle FERRAND IGLESIAS, a appelé à voter pour la candidate d’En Marche! Christine ESPERT (LREM) détonne et étonne à Canet-en-Roussillon avec un score qui la propulse incontestablement sur le devant de la scène politique littorale : 33,78%, soit 1 907 voix. A ses côtés, son suppléant Charles CHIVILO, lui permet de s’imposer facilement à Maury, dont il est le maire, avec 35,24% des suffrages exprimés (123 voix), ainsi que dans de nombreuses autres communes dont il est le conseiller départemental, à commencer par Rivesaltes où le tandem réalise un très beau 30,52% (943 voix) qui le positionne facilement en tête. Christine ESPERT s’impose étonnamment dans certaines communes qui traditionnellement votent plutôt FN : Saleilles et Torreilles, par exemple. Mais le FN de Louis ALIOT reste solidement ancré et très populaire à Claira, Saint-Hippolyte, Sainte-Marie-la-Mer… ou encore à Saint-Cyprien. Dans cette dernière commune la candidate socialiste, Marie-Pierre SADOURNY, conseillère départementale et conseillère municipale d’Opposition, a coulé à pic. Elle arrive 5ème, derrière la candidate de La France Insoumise, Catherine DAVID, avec seulement 270 voix (5,56%). D’ailleurs, sur l’ensemble de cette 2ème circonscription des P-O, la candidate ne franchit pas la barre fatidique des 5% qui permettrait à son parti de se faire rembourser les frais de campagne.

Sur la 3ème circonscription des P-O, le duo de « La République en Marche » Laurence GAYTE – Antoine TAHOCES cartonne à domicile : la première s’impose facilement chez elle à Saint-Estève (avec 1 306 voix et 29,25%) ; le second dans une belle promenade électorale à Sansa, dont il est le maire (17 précieuses voix qui lui font établir un record avec 56, 67% des suffrages exprimés). Danièle PAGèS, la candidate LR-UDI, décroche une belle seconde place dans toute la partie urbaine (4 cantons de Perpignan) de cette circonscription, devançant à chaque fois la candidate socialiste et ancienne ministre, Ségolène NEUVILLE. Elle est également 2ème au tableau à Prades, ville tenue par Jean CASTEX (LR/ Les Républicains), mais tout de même 167 voix derrière sa concurrente de « La République En Marche! », Laurence GAYTE. Enfin, dans sa commune de Les Angles, Danièle PAGèS peut être rassurée : ses concitoyens ont été généreux en reconnaisance : elle réalise 33,94% des suffrages exprimés (112 voix). Le suppléant de Danièle PAGèS, José MONTESINO, réalise un score honorable dans a commune d’Eus (30,51% grâce à 54 voix), mais cela n’est pas suffisant pour aller au second tour dimanche prochain. C’est la jeune, sémillante et audacieuse candidate « Frontiste », Sandrine DOGOR, qui affrontera Laurence GAYTE.

Enfin, sur la 4ème circonscription, Sébastien CAZENOVE, le candidat de « La République En Marche! », fait un tabac chez lui, à Thuir, où il est fonctionnaire territorial et président du club de rugby, avec 36,63% des suffrages exprimés  (1 063 voix) ; sa suppléante, Laurence MUGUET, lui apporte sur un plateau d’argent un joli complément avec les communes de Laroque-des-Albères (33,20%) et Sorède (34,34%) d’où elle est originaire. Alexandre REYNAL (PS) reste le roi d’Amélie-les-Bains (dont il est le maire) et d’Arles-sur-Tech (où il est adulé) avec, respectivement 25,31% (414 voix) et 27,81% (275 voix). Nicolas GARCIA, conseiller départemental, ancien maire d’Elne, qui portait les couleurs du Parti Communiste et du Front-de-Gauche, arrive 1er à Elne avec 862 voix (27,65%), loin devant tous les autres puisque le second, Sébastien CAZENOVE (LREM), ne capitalise que 685 voix sur son nom. Jacqueline IRLES (LR-UDI) n’a rien à craindre dans sa commune pour les municipales de 2020 : en effet, à Villeneuve-de-la-Raho, elle distance tout le monde du haut de ses 776 voix (40,08%). En revanche, le choix de son suppléant cérétan n’a eu aucun impact puisque dans la sous-préfecture Céret où Jacqueline IRLES arrive loin derrière Sébastien CAZENOVE, affichant un retard de quelque 400 voix… Idem d’ailleurs pour le choix de Marina PARRA JOLY, comme suppléante d’Alexandre REYNAL (PS) : la sympathique adjointe du maire d’Argelès-sur-Mer, Antoine PARRA (PS), très activement soutenue par Pierre AYLAGAS (PS), le député sortant qui ne se représentait pas, ancien maire d’Argelès-sur-Mer lui-même, n’a pas convaincu l’électorat local, puisque à Argelès-sur-Mer Marina PARRA JOLY arrive quelque 1 000 voix derrière Sébastien CAZENOVE (LREM), 500 voix derrière le candidat « frontiste » Stéphane MASSANELL et encore 160 voix derrière la candidate du centre et de la droite Jacqueline IRLES (LR-UDI). Mais au final, c’est bien le candidat FN, connu et reconnu sur toute la partie littorale de la circonscription, Stéphane MASSANELL, qui au second tour le dimanche 18 juin sera opposé à Sébastien CAZENOVE. Dans son village du Boulou, Stéphane MASSANELL arrive en tête : 526 voix, soit 26,43% des suffrages exprimés, suivi de Sébastien CAZENOVE ((25,31%) et de Jacqueline IRLES (17,34%).

Voilà, pour ce rapide tour d’horizon familier, la Rédaction de Ouillade.eu espère n’avoir oublié personne… « à domicile » ! Nous avons même tenus compte des résidences secondaires des uns et des autres, sans toutefois empiéter sur leur vie privée.