-« Monsieur Macron a perdu la main. A force de mépriser les Français, les élus et le territoire, les électeurs ont voulu, dans cette consultation, alors qu’il l’avait réélu dans un choix forcé Président de la République, lui donner une leçon d’humilité. L’arrogance n’a pas sa place dans l’exercice du pouvoir.

Ses députés ont payé aussi le prix de l’oubli de nos territoires. Même si des investissements importants ont été annoncés durant ces cinq années, aucune concrétisation réelle n’est venue redresser l’image du désintérêt de l’Etat pour nos départements.

Monsieur Macron, a laissé prendre le pouvoir aux hauts fonctionnaires parisiens qui ont accentué le phénomène de centralisation au lieu de donner des respirations aux élus et aux gens des territoires.

Les événements plus anciens comme le saccage de l’Arc de Triomphe ou plus récents comme le fiasco du Stade de France sont restés dans les mémoires ce dimanche.

L’absence d’autorité de l’Etat a choqué les citoyens, les salariés, les chefs d’entreprise qui travaillent dur et n’ont pas vu leur situation s’améliorer durant ces cinq années.

D’un point de vue politique, il a voulu détruire les partis traditionnels, remparts de la démocratie depuis des années, en prônant le dégagisme. Aujourd’hui, le dégagisme l’a rattrapé ».

 

François Calvet, sénateur