L’EX, Jean-Paul Alduy – ancien sénateur des P-O, ancien maire de Perpignan, ancien conseiller général, ancien président-fondateur de Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA)… -, demeure dans le marigot politique du Pays Catalan un observateur respecté, qualifié « d’attentif et d’incontournable » dès qu’une élection voit le jour

Ainsi, comme le veut la tradition, au lendemain d’un scrutin, il est de bon aloi d’aller recueillir son ressenti et de l’imprimer dans une certaine presse, bien que Jean-Paul Alduy a pris l’habitude à l’ère des réseaux sociaux de s’exprimer généreusement sur son Facebook, entre la réalisation de deux peintures.

Ainsi donc, mardi 21 juin 2022, dans les colonnes du journal L’Indépendant, sous le titre « Le front républicain est en mort clinique »*, on pouvait lire sortis de sa bouche les propos : « Le silence assourdissant des responsables comme Jean Castex, les sénateurs Sol et Calvet, les maires de droite des grandes villes fait que le RN est passé largement. Si tout ce beau monde se contente de prôner le vote blanc dans des duels où le RN est présent, la situation ne pourra que durer. C’est arithmétique (…) ».

Dans ce même pamphlet signé de la Haute Autorité Alduyiste, plus grave on peut encore lire : « Avec des députées** qui n’ont aucun relais national ni européen, aucun dossier du département ne pourra être défendu (…) ». Des propos qualifiés « d’extrêmement misogynes et d’honteux » par une partie de la classe politique départementale.

Passé maître depuis très longtemps dans l’art et la manière de « faites ce que je dis et – surtout – pas ce que je fais », Jean-Paul Alduy, nous a habitué de telles sorties médiatiques, mais ces controverses passent de plus en plus mal dans l’opinion publique, surtout quant le passé rattrape l’EX

En effet, en 2011, lors d’une campagne électorale pour des Cantonales, cela ne l’a pas empêché, lui qui s’est toujours défini comme « l’élu de droite le plus à gauche dans les P-O », de soutenir et de s’afficher sur papier glacé, et alors qu’il était président départemental de l’UMP, le candidat Jean-Louis de Noell***, ancien secrétaire départemental du Front National des Pyrénées-Orientales, sur le canton du Bas-Vernet (Perpignan)…

 

L.M.

 

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**Les quatre nouveaux parlementaires des quatre circonscriptions des P-O sont des députées du Rassemblement National (RN).

 

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Campagne électorale pour les cantonales de 2011… Dix ans plus tard, en janvier de l’année dernière, Jean-Louis de Noell nous confiera : « Je me suis représenté aux élections cantonales sur le Vernet, sous l’étiquette UMP. M. Alduy et M. Pujol alors maire, m’ont si bien soutenu qu’ils ont suscité la candidature de dernière heure de M. Fouzi Bouhadi. Le résultat était prévisible : ce canton, où Louis Aliot se présentait également, est tombé dans les mains de la gauche avec Toussainte Calabrese (…) ».