« Electrobeach dépasse l’Archipel »
Sous ce titre, le parti indépendantiste Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), communique :
« Du 10 au 12 juillet, le festival Electrobeach et ses grands DJ internationaux ont attiré au Barcarès 140 000 spectateurs, dont 25 % venus de Barcelone et Girona. Cette forte proportion révèle qu’il est possible de profiter de l’apport économique de la Catalogne du Sud, si souvent en concurrence avec notre territoire, car des nuitées se sont ajoutées au prix d’entrée. La culture et les loisirs étant un secteur économique, nous saluons la stratégie que ce festival a engagée vers le Sud. En musique électronique, comme en photojournalisme avec le Festival pour l’Image, seule la première division attire nos voisins, habitués à Barcelone, ville mondialisée.
 
Nous remarquons que le Théâtre de l’Archipel de Perpignan reçoit à peine 2% de spectateurs sud-catalans. Cette scène «Transfrontalière» à l’origine, en réalité pour capter des subventions européennes, elle ne tient pas son engagement. Devenue «scène nationale», elle décentralise Paris à Perpignan, sans grands égards pour l’international. 
 
Les théoriciens du «transfrontalier» échouent dans la réalité et d’autres, pragmatiques, contribuent à la construction eurocatalane ».
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NDLR. Quelques précisions s’imposent
1/ A notre connaissance, Domènech Reixach qui occupait le poste (il vient justement de prendre sa retraite) de Directeur du Théâtre de l’Archipel de Perpignan (TDA) ne venait ni de Paris, ni de Toulouse… mais de Barcelone. Et pourtant…
2/ Les fondateurs – dont Joëlle Ferrand, alors maire du Barcarès qui s’est battue souvent seule contre tous pour à l’époque imposer son projet de festival international des Musiques électroniques, suivie ensuite par son époux qui a superbement pris le relais, Alain Ferrand, actuel maire du Barcarès – n’ont pas eu besoin du public catalan espagnol pour réussir leur entreprise. Il est bon de le rappeler. Cela fait plusieurs années que le festival L’Electrobeach a dépassé la barre des 80 000 festivaliers… Ce qui le positionne en affluence, en région Languedoc-Roussillon, loin devant de nombreux autres festivals – tel celui des Déferlantes d’Argelès-sur-Mer (moins de 50 000 spectateurs) qui bénéficie pourtant d’aides publiques non négligeables.
Né de la passion de ses fondateurs (auquel il faut ajouter le jeune Silvain Berreteaga et une équipe follement ambitieuse), c’est en conservant ses originalités, ses différences, son indépendance et une programmation audacieuse que L’Electrobeach, largement soutenu par un public issu de la diversité, s’est imposé sur la scène (inter)nationale en général, anglo saxonne en particulier.
Avec 140 000 festivaliers recensés au cumul des trois jours, L’Electrobeach du Barcarès pourrait bien monter cette année sur la troisième marche du podium des festivals français du genre, derrière Les Vieilles charrues (225 000 spectateurs au compteur en 2014) et Solidays, peut-être devant le Hellfest (150 000 spectateurs à confirmer cette année)…
Si il y a aujourd’hui un public à remercier, ce sont en premier lieu les Barcarésiens qui, dès le départ, y ont cru, en soutenant et en encourageant très activement l’initiative. Ainsi que les passionnés du genre musical, originaires de la future grande région sur l’axe Toulouse/ Montpellier, qui ont été parmi les premiers à s’y déplacer en masse.