Comme nous l’avions évoqué une première fois hier mardi 4 mai 2021, en début d’après-midi, dans nos colonnes : des perquisitions ont eu lieu dès les premières heures de la matinée en mairie du Barcarès ; perquisitions effectuées par les enquêteurs du Service Régional de Police Judiciaire (SRPJ) de Montpellier

Dans le même temps, on apprenait que plusieurs personnes avaient été entendues et certaines d’entre elles placées sous le régime de la garde à vue, dont : deux élus – parmi eux le maire du Barcarès, Alain Ferrand (LR), 1er vice-président de la communauté Urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM) – et trois employés municipaux.

Selon des premiers témoignages, les enquêteurs chercheraient à vérifier « si la Municipalité n’aurait pas forcé la main à des commerçants et artisans locaux pour aider au financement d’animations diverses ».

Ce n’est pas la première fois que le tumultueux maire du Barcarès est dans le collimateur de la justice.

Ses nombreux supporters barcarésiens – ainsi qu’ailleurs sous le soleil du Roussillon -, ne manqueront pas d’établir un supposé lien (qui n’a pourtant pas lieu, NDLR), entre cette descente de Police et le choix de la date de cette intervention, à la veille de la clôture (ce mercredi 5 mai à 16h) des candidatures pour les élections départementales, programmées pour les 20 & 27 juin prochains… scrutin dans lequel, faut-il le rappeler, Alain Ferrand était engagé (dans l’équipe du sénateur Jean Sol, LR’66) pour tenter d’accrocher enfin à son palmarès électoral le canton de « La Côte Salanquaise ».

Il est maintenant évident, même si sa garde à vue venait à s’achever dans la nuit, que la situation apparait des plus compliquées et des plus compromises pour le maire de Barcarès s’il souhaitait malgré tout se maintenir encore dans la course électorale des Départementales.

Jérôme Palmade (LR), maire de Pia, qui figure en remplaçant d’Alain Ferrand dans le binôme constitué entre autre par le maire du Barcarès va-t-il prendre le relais ? Plutôt risqué (pour lui) par les temps qui courent. Et ce d’autant plus qu’il y a quarante-huit heures à peine la part féminine du binôme, incarnée par la compagne du maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque, Hélène Chiron, avait dû jeter l’éponge, elle-aussi à cause d’une convocation par la justice entre les deux tours du prochain scrutin départemental… pour une affaire remontant à 2014 (et pour laquelle elle a obtenu gain de cause devant les Prud’hommes).

Coïncidence, pur hasard, concours de circonstances… ? En tout cas ce télescopage sur le calendrier entre la Justice et les élections fait beaucoup jaser en Salanque, territoire où traditionnellement, déjà, rien n’est simple.

 

L.M.