C’est l’info qui circule en coulisse d’une manière de plus en plus officielle : la future grande région administrative qui regroupera le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées pourrait s’appeler : Occitanie. Ou L’Occitanie.

Ce nom serait déjà gravé dans le marbre de l’Hôtel de Région, à Toulouse. Vu de la capitale de l’actuelle région Midi-Pyrénées, vu également du chef-lieu du Languedoc-Roussillon, Montpellier, cela semble logique indiscutablement, ces deux métropoles revendiquant depuis toujours leur attachement à l’occitan, tant en tant que territoire historique qu’en tant que langue.

C’est même, au plan national, de toutes les fusions arrangées par le Gouvernement socialiste Valls, et voulues par le Président de la République Française, la future grande région pile-poil qui colle le mieux à une réalité sociale, économique, humaine et identitaire.

Reste cependant le « poids » du Roussillon sur cette nouvelle carte administrative et son rôle politique. A l’évidence, aucun ! Face à Goliath, David fait vraiment figure de Petit-Poucet et a peu de chance à l’avenir de se faire (re)connaître. Certains, dans le département des Pyrénées-Orientales, qui déterminent leur existence dans un nationalisme local exacerbé et exacerbant, ne vont pas manquer de s’agiter, de se compromettre dans des alliances idéologiques pour le moins surprenantes. D’autres, fidèles à leurs convictions catalanes, vont tenter de monter leur propre offre politique – mais hors département des P-O, avec qui mener campagne, à quelle liste s’arrimer ? D’autres enfin, se réjouiront de cette situation nouvelle en prônant la solidaire socio-économique avant tout au sein de la future grande région, et en avançant derrière le drapeau d’un régionalisme « à la française ».

En attendant, le débat n’a fini d’avoir lieu. Si le nom d’Occitanie venait à être confirmé bien sûr !