Le sénateur-président UMP de l’Agglo PMCA (Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération), Jean-Paul Alduy, continue d’entretenir le suspens quand à l’éventualité de sa candidature à sa propre succession, dans huit mois, lors des prochaines élections renouvelables.
On connait le personnage, pour nous avoir si souvent habitué à des surprises de taille… Aussi, il n’y a plus rien d’étonnant à ce que, entre interviews et conversations au comptoir du Café du Commerce, Jean-Paul Alduy brouille les pistes, enfume l’atmosphère, avance d’un pas pour mieux reculer de deux, etc., etc.
Quatre raisons pourraient le pousser, justement à ne pas y aller.
La première, elle est d’ordre purement privé, puisque relevant de la sphère familiale. A bientôt 70 ans (69 plus précisément cette année), et bien qu’il en paraisse dix de moins !, Jean-Paul Alduy souhaite davantage se consacrer aux siens, à ses proches dans son cercle de famille. L’homme, par exemple, confie souvent combien il a été très touché, lors des dernières fêtes de fin d’année sur le calendrier, de pouvoir se retrouver au milieu de tous les siens, avec tous les enfants issus de ses deux épouses, avec sa mère Jacqueline : « Ce sont là des instants précieux, des moments magiques, trop inestimables pour s’en priver. Je ne veux plus passer à côté de ces réunions familiales ; j’ai envie de les voir grandir et de vieillir à leurs côtés », disait-il récemment sur le ton des confidences, lors d’une cérémonie de vœux dans les Albères.
La deuxième raison, c’est que l’époque a changé ! Les élus que sont les grands électeurs pour les sénatoriales aussi. Et si Jean-Paul Alduy règne en maître absolu sur les 36 communes qui composent son Agglo, PMCA, qu’il connait les 36 conseils municipaux par cœur au point d’en chouchouter chaque maire avec le talent et la ruse qu’on lui accorde… En revanche, il sait aussi que hors Agglo point de salut ! Jean-Paul Alduy sait que son ambition territoriale a fait des dégâts en zones rurales, laissant des tas de petits maires – également grands électeurs ! – sur le bord de la route. Et ce, alors qu’aux dernières municipales (2008) la Droite locale a remporté de grandes communes : Banyuls-sur-Mer, Port-Vendres, Prades… et même Saint-Estève l’an passé ! Malgré ça, en Fenouillèdes, en Conflent, en Cerdagne-Capcir, en Vallespir, dans les Albères, sur la côte Vermeille… et même jusqu’en Salanque, la boulimie alduyiste ne passe pas ! On reproche au sénateur-président de PMCA d’avoir créé des déséquilibres démographiques et sociaux entre le chef-lieu, sa couronne et le reste du département.
La troisième raison est essentiellement stratégique et interne à l’UMP. Paris voulant avec une lourde insistance caser son Jean Caxtex, maire de Prades et conseiller régional, dans les starking-blocks des sénatoriales, les instances nationales pourraient faire une proposition (très) alléchante à JPA – en le nommant à la tête d’une mission de première importance ? – afin qu’il cède sa place, puisque l’autre sénateur UMP des P-O, Paul Blanc, ne veut toujours rien entendre et n’envisage surtout pas, à 74 ans (bientôt), d’abandonner son fauteuil.
Enfin, il existe une quatrième raison. Mais celle-ci, lui seul, Jean-Paul Alduy, la connait. Ce sera peut-être, cerise sur le gâteau, la surprise du chef…
Mais, en attendant, vous pariez combien… Qu’il sera candidat ?!