Louis Aliot (RN), maire de Perpignan, vice-président de la métropole Perpignan-Méditerranée

 

 

-Avant-hier soir vous avez entamé une sorte de tournée des popotes dans les quartiers de la ville dont vous êtes le maire, Perpignan…

-Louis Aliot : « Je vais à la rencontre des habitants, de tous les habitants, je vais sur le terrain, comme selon moi un élu de proximité se doit de le faire régulièrement. J’y vais avec l’élu du secteur, accompagné par les chefs de service de la Ville afin de répondre au plus près aux questions soulevées par les Perpignanaises et les Perpignanais. Nous avons commencé effectivement avant-hier mercredi 6 octobre et cette tournée – comme vous dîtes -, se terminera dans le quartier Saint-Jacques le 10 novembre 2021 ».

-Que vous inspire la situation au sein de la gouvernance du Théâtre de l’Archipel ?

-Louis Aliot : « Je reste très attentif au dialogue social et aux relations humaines au sein de cet équipement culturel. Je fais une entière confiance à André Bonet* et Me Maurice Halimi** pour gérer aux mieux ces difficultés. Il reste un audit financier en cours réalisé par le ministère de la Culture, la Municipalité que je préside attend le résultat définitif. S’agissant du renouvellement ou pas de l’actuel directeur, M. Sitja, c’est le prochain conseil d’administration prévu en novembre qui le décidera. Ce que je sais, c’est que parmi la quarantaine de salariés du théâtre de l’Archipel il y a une vraie souffrance au travail ».

-Quelques mots sur l’ambiance particulière au sein de la gouvernance de la communauté Urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM) ?

-Louis Aliot : « Ambiance assez particulière, comme vous le précisez dans votre question… Car tout le monde arrive lors des convocations sans savoir si il y aura une majorité ou pas. Cela intrigue… et déstabilise. Du coup, tout se négocie dossier par dossier, et parfois la Majorité perd la majorité ! On a le sentiment d’une chasse, d’une accumulation de non-dits, surtout sur le fait pour certains de vouloir à tout prix – quoi qu’il en coûte -, écarter la ville-centre, Perpignan, des décisions. Et cela m’est insupportable, c’est inadmissible. Je suis là pour représenter et défendre les Perpignanaises et les Perpignanais, j’entends bien remplir pleinement et efficacement mon rôle ».

-Que répondez-vous à vos Opposants, principalement celles et ceux qui dirigeaient la ville avant vous, qui critiquent votre gestion ?

-Louis Aliot : « C’est un choix que j’assume pleinement. Entre une gestion rigide qui donne la priorité à une rigueur budgétaire, mais qui oublie la réalité du terrain, mais qui néglige froidement le quotidien des Perpignanaises et des Perpignanais, la vraie vie des citoyens et pas celles des écritures, j’ai fait mon choix. Nous comparerons à l’arrivée ! Car on ne peut pas juger un an de mandat face à plusieurs décennies d’un système. Si je devais refaire comme mes prédécesseurs, alors ce n’était pas la peine que les habitants de Perpignan me confient le volant de la ville. Si j’ai dû augmenter la masse salariale – notamment en embauchant une trentaine de policiers municipaux – ce n’est pas pour faire du clientélisme, c’est pour palier aux carences ».

-Envisagez-vous des nouveautés pour les fêtes de fin d’année à Perpignan ? Par exemple autour du Village de Noël ?

-Louis Aliot : « Il y aura cette année un nombre plus important de chalets au Village de Noël, une nouvelle décoration notamment au niveau des illuminations, très certainement aussi une parade de Noël… et un feu d’artifice pour la soirée du 31 décembre 2021 et le passage à la nouvelle année. Cette année nous n’avons pas pu faire le feu d’artifice du 14-Juillet, celui de la Saint-Sylvestre sera magique, féerique, pour peu que la météo nous soit favorable ».

-Quel est le dossier municipal qui vous tient le plus à coeur ?

-Louis Aliot : « Incontestablement et prioritairement, c’est celui du quartier Saint-Jacques. En terme d’image, de sécurité, humainement et historiquement c’est LE dossier essentiel pour la ville. Certes, ce n’est pas mélioratif, mais très sincèrement pour l’image de la ville, pour la qualité de vie « de » et « à »  Perpignan, c’est un quartier qui mérite d’être mis en avant, que sa réhabilitation soit particulièrement soignée. C’est un gros chantier, puisque dans le cadre de l’ANRU qui accompagne et finance la réalisation du projet, l’Etat français va injecter quelque 100 millions d’€uros. Ce n’est pas rien. L’embellissement du centre-ville se poursuivra avec la rénovation de la rue des Augustins et son environnement. Je suis convaincu qu’avec ces grands travaux le centre de Perpignan peut redevenir attractif, son renouveau économique, social, culture, passe par là ».

Propos recueillis par L.M.

 

*André Bonet : adjoint au maire de Perpignan délégué à la Culture et aux Affaires catalanes (par ailleurs fondateur du rayonnant Centre Méditerranéen de Littérature).

**Me Maurice Halimi : président du conseil d’administration du Théâtre de l’Archipel.