Depuis plus de quatre mois aujourd’hui, les Gilets jaunes, de moins en moins nombreux mais de plus en plus violents, occupent le pavé chaque samedi, brûlant Paris (médiatiquement s’entend), mais aussi au sens propre, et déstabilisant gravement l’économie dans les centres-villes des principales agglomérations françaises : Bordeaux et Toulouse pour ne citer que celles-ci.

Samedi après samedi, les images qui rendent compte des rassemblements de Gilets jaunes sont choquantes.

Au départ du mouvement des Gilets jaunes, un certain 17 novembre 2018 pour la première mobilisation (sans leader ni organisation syndicale et/ ou politique), les revendications étaient : non à la nouvelle hausse de la taxe sur les carburants, non à la hausse de la CSG sur les retraites… et oui à une revalorisation du SMIC de 15% !

La contestation tournait autour de ces trois thèmes avec, en ligne de mire, l’augmentation légitime du pouvoir d’achat.

Ces trois piliers du programme des revendications des Gilets jaunes ont été, après quelques samedis de grogne, validés par le Président de la République en personne, Emmanuel MACRON, et le Gouvernement d’Edouard PHILIPPE.

Annulée la nouvelle hausse sur les carburants (reportée en tout cas), annulée la hausse de la CSG pour toutes les retraites inférieures à 2 000€ net par mois… et l’augmentation du salaire minimum de 100€ a été actée par le mécanisme de la revalorisation de la prime d’activité.

Alors, on est en droit aujourd’hui, pour l’acte 19 des Gilets jaunes, de s’interroger sur la poursuite du mouvement, désormais emmené par des casseurs (re)connus, anarchistes et anticapitalistes en tête… mais avec l’étonnante complicité passive, voire active des Gilets jaunes qui manifestent encore (les historiques de la mobilisation ont disparu depuis longtemps), trouvant devant les caméras des circonstances atténuantes aux voyous qui incendient, vandalisent, pillent, détruisent le mobilier urbain, mais également biens publics (bâtiments administratifs) et bien privés (commerces, voitures… jusqu’aux habitations).

Force est de constater que depuis quelques semaines les « revendications » des Gilets jaunes ressemblent davantage à un copier-coller des ambitions politiques d’extrémistes de tous bords (avec la dissolution de l’Assemblée nationale au bout… et la guillotine pour le Président ?), qu’à des aspirations sociales réelles. Ridicule ! Et dangereux pour la Démocratie et les libertés avec pour socle nos valeurs républicaines.

Pire, la question du pouvoir d’achat des Gilets jaunes a été noyée, aspirée, étouffée par des convictions idéologiques qui ne trompent plus personne sauf, peut-être, à les entendre et à les lire, les médias en général, les journalistes en particulier. C’est fou ce que ces derniers, éditorialistes et experts-en-commentaires en tête, peuvent être complètement à côté de la plaque dans leurs propos, avec leurs analyses à la mords-moi le nœud ! Ou, plutôt, faut-il l’interpréter comme un « manque de courage » face aux événements ?

 

La Rédaction de ouillade.eu