Yann MOIX : ses anciens dessins publiés dans une revue antisémite refont surface, grâce à une enquête rondement menée par la rédaction du magazine L’Express

 

L’Express a exhumé il y a maintenant une dizaine de jours des caricatures publiées par Yann MOIX dans une publication indépendante antisémite, il y a une trentaine d’années. Des dessins qui lui donnent « envie de vomir » aujourd’hui, sans pour autant réussir à convaincre, tant le donneur de leçons N°1 du Paysage Audiovisuel Français (PAF) paraît terriblement insincère dans une succession de propos plus ou moins contradictoires.
En pleine guerre avec sa famille autour des violences qu’il aurait ou non subies dans son enfance, Yann MOIX fait face à une nouvelle polémique : L’Express a donc dévoilé de vieux dessins antisémites publiés par l’écrivain dans une revue indépendante lorsqu’il était étudiant. Il fait son mea culpa, tente de donner des éléments d’explication, et en profite pour jeter la pierre à son petit-frère. Chez les MOIX, semble-t-il, ça se passerait comme ça, on lave son linge sale en famille, si l’on en croit les diverses révélations médiatisées à ce jour…
L’ancienne revue, dont L’Express fait état de trois numéros, est baptisée  révélations, le magazine de l’extrême. Sur la couverture du premier numéro, dessinée par Yann MOIX, on peut voir un déporté jouer de la guitare électrique ; à côté de lui, un pommeau de douche marqué de croix gammées, des flammes, et dans le fond un amoncellement de cadavres.
L’Express évoque également un dessin de Bernard Henri-Lévy en déporté accompagné de la légende « Le véritable rêve de BHL: devenir un héros d’Auschwitz » ainsi qu’une autre illustration de déporté « au long nez et aux oreilles décollées », selon l’hebdomadaire, accompagnée des quelques mots « Club Mickey-Auschwitz »
Yann MOIX, dans une interview, fait part du dégoût que lui inspirent aujourd’hui ses propres dessins: « J’étais, en voici la preuve, un jeune de 21 ans bien lamentable… Mais aussi pitoyable (…) En repensant à ces pages vieilles de plus de trente ans qui sont exhumées aujourd’hui, j’ai non seulement envie de vomir, mais de vomir le jeune homme de vingt ans que j’étais. »
Il assure que Bernard-Henri LéVY, qui l’a aidé à lancer sa carrière, et Olivier NORA, patron de sa maison d’édition Grasset, étaient tous les deux au courant.

Samedi soir, chez son vieux pote Laurent RUQUIER, dans l’émission culte « On n’est pas couché », BHL l’a pardonné « en live »… Incroyable mais vrai ! Sacré BHL, qui semblerait faire le tri entre les bons et les mauvais discours antisémites ?… Nous avons du mal à le suivre sur ce terrain-là.

En tout cas, on imagine si Marine LE PEN ou/ et Louis ALIOT, si Jean-Luc MéLENCHON, à l’âge de 20 ans, avaient été les auteurs de tels propos et/ ou dessins, même caricaturaux, le tsunami politique que cela aurait déclenché. De Martine AUBRY à Christian ESTROSI, d’Agnès LANGEVINE à Romain GRAU, tous auraient exigé leur démission… et, bien sûr, un procès avec une condamnation à de la prison ferme à la clé !

Alors que là : silence radio. Tout le monde se tient par la barbichette. Nous sommes en plein jeu du Mikado. Personne ne bouge. Et personne ne doit bouger, surtout. Le premier qui ouvre la bouche ou lève un doigt aura tout perdu. Solidarité « politico-politicienne-politicarde » oblige.

Pire : les chaînes de télévision françaises du service public continuent de l’inviter, à Yann MOIX, de le chouchouter, de lui permettre de s’expliquer, encore et encore, encore et toujours… Il bénéficie d’un temps de parole incroyable, extraordinairement bienveillant, après avoir insulté des policiers, des gens qui ne pensaient pas comme lui tout simplement, etc., et maintenant « exprimé » des caricatures antisémites… Alors, certes, c’était avant ! C’était il y a 30 ans.

Le système politico-médiatique des Copains d’Abord déraille, il est devenu effrayant, dangereux pour la Démocratie. Qu’on ne vienne pas s’étonner ensuite si les populismes reviennent au galop !

 

La Rédaction.