Surprenant, renversant, ahurissant… alors que la galaxie écologiste est secouée au plan national par le Scandale Nicolas Hulot (la Une du magazine Paris-Match de cette semaine), le mutisme des dirigeants d’EELV Pays Catalan – si prompts d’habitude à s’exprimer rapidement dès qu’une affaire sentant la souffre éclate dans une formation politique rivale, de gauche ou de droite – ou encore de la 2e vice-présidente de la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée, Agnès Codognès-Langevine, qui fut responsable régionale d’EELV,  s’apparente à un « Circulez y’a rien à voir ! ». Cela interpelle et pose question.

Et ce d’autant plus que dans l’entourage de Yannick Jadot – candidat EELV à la présidentielle de 2022 que soutient Agnès Codognès-Langevine – tout explose et les langues se délient à la lumière du jour et des révélations.

« Affaire Hulot : révélations sur la semaine horribilis du clan Jadot », titre L’Express.

« Affaire Hulot : Matthieu Orphelin, porte-parole de Yannick Jadot, mis en retrait de la campagne d’EELV », annonçait LCI il y a quatre jours.

« Présidentielle : l’affaire Hulot percute la campagne de Jadot », titrait Le Parisien il y a deux jours.

« L’équipe Jadot fragilisée par l’affaire Nicolas Hulot » (Le Figaro)…

Tous les grands médias s’y sont mis depuis – il y a une semaine désormais (c’était très exactement le jeudi 25 novembre 2021 sur la chaîne publique France 2/ Groupe France Télévision) -, les révélations fracassantes dans l’émission hebdomadaire Cash Investigation de la très redoutée journaliste Elise Lucet. Au sommaire de cette émission : cinq femmes témoignent et accusent Nicolas Hulot (l’ex-idole-icône-verte des Français rendu célèbre notamment par ses émissions télévisées d’Ushuaïa) « d’agressions sexuelles, de viol et de harcèlement »… Rien que ça !

Depuis la diffusion de ce numéro de Cash Investigation, d’autres accusations sont venues alourdir et noircir les pages de ces récits, créant un véritable séisme politico-médiatique sans précédent dans l’Hexagone, et ce à un point tel que la justice française, sous la pression des médias, a dû s’emparer de l’affaire et ouvrir manu militari une enquête… sur des faits pourtant prescrits.

Certes, à ce jour, Nicolas Hulot, 65 ans, journaliste-animateur-producteur de télévision-homme-politique, reste présumé innocent, il est bon de le rappeler.

Après avoir refusé le ministère de l’Ecologie successivement proposé par les présidents Jacques Chirac (RPR), Nicolas Sarkozy (UMP/LR) et François Hollande (PS), il accepte en 2017 d’être nommé ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire d’Emmanuel Macron (LaREM) au sein des gouvernements Edouard Philippe I & II. En désaccord avec plusieurs mesures prises par l’Exécutif, il claque la porte quinze mois plus tard… mais reste l’égérie, ou plutôt le porte-drapeau, l’étendard, d’EELV.

Il annonce « Quitter définitivement la vie publique » et la présidence de sa fondation (Ushuaïa) en 2021, plus précisément la veille de la diffusion du fameux reportage chez Elise Lucet, reportage ou de graves accusations sont portées contre lui par plusieurs femmes qui l’accusent donc « d’agressions sexuelles et de viol ».

Visiblement, l’info n’est toujours pas arrivée en Pays Catalan. En tout cas pas chez les écologistes des P-O.

A suivre.

 

L.M.