Sous ce titre, Europe Ecologie-Les Veets (EELV) nous communique avec prière d’insérer :

 

 

« Il y a longtemps que la communication des collectivités territoriales touche au ridicule, en nous vendant un monde rêvé dans lequel Super Elu enchante la vie de ses concitoyens. On aimerait plus d’humilité, dans un monde qui ne va pas si bien. On aimerait surtout qu’on prenne un peu moins les électeurs pour des enfants. Et disons-le tout de suite, on ne va pas dans ce sens à Perpignan.
On a commencé à sourire en écoutant le probable héritier à la succession municipale des Républicains en Marche, Romain GRAU, dénoncer le coût exorbitant du mensuel départemental sur les ondes de Radio littoral. L’hôpital se moquait de la charité.
Mais on aurait franchement éclaté de rire en lisant ensuite le titre grandiloquent du magazine municipal de mai, Faire de Perpignan un jardin, si la grosse ficelle ne cachait pas une réalité plus grave. Voilà donc qu’au moyen d’une photo cadrée sur un massif de fleurs et de quelques lignes d’édito, le maire de Perpignan veut nous persuader que sa municipalité lutte pour « la place de la nature en ville. » Belle blague.
Planter les pieds d’arbres, fleurir des plates bandes, installer quelques plantes grimpantes, c’est bien. Ce sont des mesures qui, effectivement, améliorent la qualité des Perpignanais. Mais que pèsent-elles face à la destruction massive, effrénée, de la périphérie de la ville ? Quand on veut préserver « la place de la nature en ville » on ne bétonne pas avec frénésie les abords de la Fauceille, les bas de Porte d’Espagne, les marges de Catalunya, le long de la voie ferrée et de la route de Thuir, on n’imagine pas un parc thématique absurde sur des terres agricoles derrière le Mas Vermeil. Personne n’est dupe. La vérité c’est que le seul « développement d’une commune » que connaît cette municipalité c’est celui de l’économie du béton. Faire de Perpignan un parking (payant), telle devrait être sa devise ».