Ce qu’on ne nous dit pas…

 

Augmentation des affections respiratoires (bronchiolites, rhino-pharyngites…), dégradation de la fonction ventilatoire (baisse de la capacité respiratoire, excès de toux ou de crise d’asthme), hypersécrétion bronchique, augmentation des irritations oculaires, augmentation des maladies de la peau, augmentation de la morbidité cardio-vasculaire (particules fines), dégradation des défenses de l’organisme aux infections microbiennes, incidence sur la mortalité à court terme pour affections respiratoires ou cardio-vasculaires (dioxyde de soufre et particules fines)…

Ces symptômes-là ne vous rappellent-ils rien ?

Langue au pangolin ?

Ce sont pourtant là les symptômes recensés par des organismes internationaux censés nous alerter sur la santé publique, à partir de la pollution de l’air ambiante.

A méditer. Surtout lorsque, à ce jour, simplement en consultant la carte de la planète Terre, on s’aperçoit que la plupart – il y a toujours des exceptions qui… confirment la règle – des territoires infectés par le COVID-19 (coronavirus) comptent parmi les plus industrialisés et donc les plus pollués du globe. Comme par hasard. Il suffit de voir ce qui se passe : en Italie (Lombardie-Milan) ; en Espagne (Madrid et Catalogne-Barcelone) ; en Chine (province de Hubei-Wuhan*, mégapole industrielle surnommée « la fournaise du fleuve Yangtsé » et située au coeur de la Chine… plateforme aéroportuaire d’importance avec des tas de liaisons directes avec l’Europe et les Etats-Unis)… et chez nous : Grand-Est (Mulhouse) et Ile-de-France (Paris), deux régions françaises dont on ne peut pas dire qu’elles soient synonymes de ruralité.

L.M.

 

*S’il fallait citer un seul chiffre pour prouver la surindustrialisation de Wuhan, berceau du COVID-19 : il serait 60. Parce que 60% des rails de chemin de fer à grande vitesse (TGV) de la Chine sont fabriqués à Wuhan, aujourd’hui l’un des centres de l’industrie sidérurgique parmi les plus importants d’Asie. Des usines qui attirent massivement des travailleurs (environ cinq millions) d’autres régions. Wuhan, pionnière également en nouvelles technologies, selon un classement récent du Milken Institute, est « la 9e ville chinoise la plus performante avec des secteurs allant des microprocesseurs à la biomédecine (…) ». Près de 200 (!) firmes japonaises (dont Honda et Nissan), tous secteurs confondus, y sont présentes… et c’est la base en Chine des constructeurs automobiles français, PSA et Renault. Etc.-etc.