C’est de la mythique fête Arago dont nous voulons parler. Cette année, elle a eu lieu, contre vents et marais, dans les us et coutumes, les 30, 31 août et 1er septembre.

À notre connaissance, respecter les dates traditionnelles est loin de nuire au commerce correspondant aux réjouissances. Bien au contraire.

La frontière entre l’été, le farniente et la rentrée

Dans le langage courant, la rentrée, est plutôt attribuée aux scolaires. Force est de constater qu’elle dépasse largement ce cadre. Dans notre milieu viticole, c’est la date où la vendange s’accélère. Où chacun rejoint son lieu de travail, à l’entreprise, dans une administration à la ville voisine ou trop éloignée parfois du pays. Ainsi, le temps passe, marqué par des dates incontournables qui marquent nos identités, nos caractères, nos façons de penser parfois bien différentes de l’un à l’autre. Mais qu’importe quand le vivre ensemble est le dénominateur commun.

La fête, un lieu de rencontre, de conciliabules, de rêves qui attendent leurs réalisations

Il est toujours étonnant, même pour celui possédant une oreille exercée et l’œil aux aguets, de s’apercevoir comment les faits et gestes peuvent être interprétés, commentés, rapportés. Comment le moindre propos peut être le sujet de discussion.
Bien évidemment, se sont souvent les gestes et les petites phrases de ceux qui ont en charge la vie de la commune dans les divers secteurs d’activités, qui sont passés à la loupe, au crible de la critique. Cette dernière étant, à notre avis, toujours positive.
Pour le quart d’heure, ces discussions, dignes de tout Sénat établi d’une manière unilatérale dans bien nombre de nos villages méditerranéen, ont porté sur les abords de la fête Arago.
Alors voilà quelques-unes des discussions diligentées par les esprits bien affûtés du village.
La première, si nous pouvons établir un ordre de grandeur, concerne les différentes manifestations engendrées par la fête. « Peu d’élus présents aux deux défilés du 30 au soir et de celui du 31 à midi ». Ensuite, le regard se porte sur la participation de ces mêmes élus aux soirées organisées chacune avec des groupes artistiques différents. Même constat de la part des yeux scrutateurs. « La présence des élus laisse à désirer. »

Un pas vers les échéances électorales municipales

Et le pas, est en effet, allègrement franchi.
Les plus avertis de nos concitoyens des choses publiques, se plaisent à dire que l’ambiance est loin d’être au beau fixe entre les élus de la majorité.
Nous ne relaterons pas les faits, rapportés depuis des mois. La liste serait trop longue et certainement pas toujours sensée représenter la vérité intrinsèque qui est en permanence notre priorité.
Nous ne retiendrons donc que les faits se rapportant directement aux prochaines échéances municipales de 2020.

Trois interprétations

Trois interprétations, discutées par les citoyens connaissant leur sujet, se font jour pour ce qui concerne les prochaines candidatures de la majorité.
La première concerne le premier magistrat hier PCF, aujourd’hui divers gauche. Ce dernier, serait porteur du renoncement à conduire pour la troisième fois, la liste des candidats. Cependant, d’autres, arguments à l’appui, montrent que ce dernier tisse sa toile pour aller dans le sens contraire. Nous réservons les arguments avancés pour une autre communication s’il y a lieu. Mais la vérité toute simple n’est-elle pas ailleurs même si elle prend en compte les divers propos ? Par exemple, que le moment venu, notre 1er magistrat d’aujourd’hui, décidera de sa candidature ou pas, en fonction des possibilités de réélection… Ou pas ?
Il semblerait d’autre part, que le torchon brûle entre le 1er magistrat et son maire-adjoint. Les querelles qui pourraient être d’ordre personnel, ne nous intéressent nullement. Seuls les actes dans l’intérêt de la commune sont notre priorité. Il serait donc judicieux que le premier adjoint mette fin aux propos désobligeants qui circulent. Ces propos tendent à dire qu’il aurait été dégoûté. Par qui ? Par quoi ? Mystère. Une constatation, cependant, s’impose. Il reste à son poste de maire-adjoint sans avoir trop d’implications dans la vie municipale suivant les constatations qui, elles, ne font aucun mystère. Signalons qu’il a lui aussi, renoncé à la carte du PCF. Ce type de posture ne peut pas être profitable au devenir de la cité.
Le troisième type de discussions s’éternise sur la possible candidature du benjamin de l’équipe municipale. Ce dernier, sera-t-il en mesure de constituer une liste ? Il est nécessaire, rappelons le, de convaincre 19 citoyens si possible de la même tendance politique. Dans ce cas de figure, proche du PCF. Aura-t-il assez d’expérience ? Se montrera-t-il d’ici là, à la hauteur de la tâche ? Les actes qu’il pourrait produire, vont-il correspondre à une certaine déontologie politique dont le paysage public à tant besoin à tous les niveaux ? Nous sommes dans l’attente. Pour le moment donc, il est urgent de faire attention à ce que la charrue ne précède pas les bœufs.
Ceci d’autant, que nous savons qu’une opposition est bien présente, ne veut pas s’en laisser compter et entend continuer à participer aux débats comme elle l’a fait depuis le début du mandat.
« La gloire, est comme un rond dans l’eau qui finit par disparaître » comme disait le poète.
Alors, qui jettera la première pierre ?
Nous ne pouvons cependant, terminer nos propos, sans saluer la joie de vivre d’une partie de notre jeunesse qui s’est avantageusement manifestée le dernier jour sur la place du village.
Disons-le honnêtement.
Nous aurions bien aimé nous mêler à leur groupe pour revivre, pour quelques minutes, nos vingt ans.
Nostalgie ! Tirons les rideaux.

Joseph JOURDA.