Cela s’est passé dimanche 23 avril, à la fin du dépouillement du 1er tour de l’élection présidentielle, au sortir de la salle Arago, à Estagel, après que le résultat sur les deux bureaux de vote a été donné. Les citoyens qui, comme d’habitude, viennent voir le déroulement des opérations, repartaient bien tranquillement chez eux, tout en commentant les résultats. C’est à ce moment-là, que l’agression a eu lieu.
La lettre, que nous publions ci-dessous, a été adressée à Roger FERRER (PCF), maire de la commune, par la victime.

 

« à

Monsieur Roger Ferrer, maire d’Estagel

Monsieur,

Vous savez l’agression dont j’ai été victime le dimanche 23 avril au sortir de la salle Arago à la fin du dépouillement pour le premier tour des élections présidentielles.
Vous connaissez aussi le nom de la personne incriminée. J’aurais pu aller à la gendarmerie porter plainte. Les témoins étaient en nombre.
Je ne l’ai pas fait pour trois raisons :
– Je ne veux pas alimenter un débat stérile en « mettant de l’huile sur le feu ».
– Je ne suis pas procédurier.
– Je ne veux nuire absolument à personne ceci d’autant plus, que l’heure est au rassemblement et non à la division, dans les circonstances politiques dans lesquelles est plongé notre pays.
Je dois quand même signaler qu’un tel comportement a déjà eu lieu après les élections Départementales au sortir d’une réunion du Conseil municipal. Pas par la même personne, il est vrai.
Par cette présente, m’adressant au premier magistrat de la commune, il me semble de mon devoir de citoyen, de venir vous informer de ces faits.
Inutile de le dire. Je sais pertinemment, que vous n’êtes en rien responsable de cette situation. Mais il me semble comme essentiel, et ce n’est que mon humble avis, que vous devriez prendre la décision de condamner fermement de telles attitudes irresponsables, pouvant nuire à la sécurité dans le village, à la démocratie. (Le débat, OUI. La violence, JAMAIS.) Il serait bon, que la population sache, que vous ne tolérerez pas de tels agissements.
Dans l’attente, veuillez recevoir mes salutations ».