« Il est parfois étonnant de lire les tracts dans une campagne électorale car ils peuvent donner l’impression que les électeurs ont la mémoire courte ou un esprit réducteur. En pensant ainsi, on ne les respecte pas. Le dernier distribué par la liste du maire sortant est un de ceux là. En effet, il donne à penser que le choix est simple pour le deuxième tour. Pas si simple à mon avis. Le choix se résumerait entre la gauche et la droite. Chose étonnante, car c’est bien la première fois dans la campagne, que cette liste fait référence à ces valeurs politiques mis à part dans l’intitulé timidement inscrit en entête. Il est vrai, que le comité de soutien a été co- présidé par les personnalités du Parti Socialiste les plus marquantes dans notre département. La liste « Notre ville Estagel » bénéficierait-elle aujourd’hui des lumières de quelqu’un de plus éclairé ? Ne nous en plaignons pas mais qu’en est-il vraiment. Où est la gauche et où est la droite ? Ce sont les actes qui comptent. Pour le moment, nous n’avons pas d’autre référence que la liste du maire sortant. Pour l’autre liste, celle de Pierre Contet, nous pourrons avoir une appréciation lorsque nous l’aurons vue à l’œuvre, que nous pourrons constater les initiatives. Pour le moment ce n’est pas le cas. Donc, les actions sur lesquelles nous pouvons avoir un regard critique sont celles de la liste sortante.

Alors qu’en est-il ? Rappelons que l’un des premiers gestes politique de monsieur Ferrer dans la responsabilité de maire, a été de participer au meeting de N. Sarkozy lors de sa venue à Perpignan. Et d’un. A notre connaissance, les budgets de l’agglo Perpignan Méditerranée (PMCA) dont le président est monsieur Jean-Paul Alduy (UDI), ont étés votés par nos délégués. Dans le meilleur des cas, ils se sont abstenus. Rappelons que monsieur Ferrer est vice président de cette unité territoriale. L’un irait’il avec l’autre ? Et de deux. L’eau est passée compétence de l’agglo. Résultat, une augmentation de plus de 15 % de 2012 à 2013. N’aurait-il pas fallu qu’il y ait des prises de positions pour essayer qu’il en soit autrement ? Et de trois. La perception a été transformée en autre chose que sa vocation première de proximité du service public pour ce qui concerne le recouvrement des impôts. Aucune action n’est venue s’opposer à ce mauvais coup porté contre la ruralité. Bien au contraire, on s’est glissé bien confortablement dans le moule de la pensée unique en la transformant en autre chose, sans protester, en s’en félicitant. Et de quatre. Le mariage pour tous, qui pourtant été porté par des hommes de gauche, rien. Pas la moindre petite déclaration. Pourtant, dans notre département, Jean Vila a pris des initiatives nécessaires, courageuses pour aller dans le sens du progrès de notre société. Rien de la part du maire d’Estagel. Même pas de réponse au questionnaire proposé par le Journal local. Et de cinq. Rien non plus sur la suppression de 10 milliards d’euros de l’Etat en direction des collectivités territoriales. C’est avec cet argent que les communes mettent en place leurs budgets. Cela revient à dire que pour les boucler, les élus devront augmenter les impôts ou avoir recours à l’emprunt. A ce jour, aucune protestation. Et de six. Pour ce qui est du statut de l’élu, vieille revendication du PCF, rien. Monsieur le maire sortant préfère parler de disponibilité des élus. A le suivre, il faut être à la retraite pour prétendre devenir maire. Et de sept. Nous arrêterons là, car la liste pourrait encore s’allonger. Alors voilà, retournons la question : où est la gauche et où est la droite ? Here is the question. Voilà la question. A vous de répondre dimanche prochain et surtout, pour ne pas vous tromper, prenez en compte les actes. Eux seuls sont porteurs des idées dans le présent et non pas les idées anciennes, aussi généreuses soient-elles, qui ne s’appuient plus sur aucune réalité.

Au fait, une autre considération, au sujet des compétences car il est bon de clore ce faux débat. A ma connaissance, dans un groupe quel qu’il soit, association ou autre, lorsqu’il faut élire ou désigner quelqu’un pour le représenter, tout le monde s’accorde pour donner la responsabilité à celui ou celle qui est jugé le plus compétent. Faire le contraire serait se tirer une balle dans le pied. J’espère que pour la liste Notre ville Estagel il en a été ainsi ».