« Le compte rendu d’un mandat municipal que l’on ne vous fera jamais »

Sous ce titre, Joseph Jourda, d’Estagel communique

« Si après lecture, vous pensez encore que l’équipe sortante du Conseil municipal est à gauche, c’est que, comme me le disait mon père en catalan lorsque j’étais long à comprendre, «…enlève tes lunettes faites avec la peau d’un boudin noir… »

Quelques temps après les élections municipales de 2008, Monsieur Nicolas Sarkozy, alors président de la République, est venu à Perpignan tenir un meeting. Inutile de dire notre stupéfaction de voir le lendemain dans la presse locale, un article relatant la présence du maire d’ Estagel à ce meeting. Pour une première initiative politique d’un maire communiste, nous dirons simplement : « … Peut mieux faire… » Pour justifier cette énormité, un romancier anonyme dans le journal du PCF local devait présenter cet acte comme le haut de gamme de l’intelligence politique. Dans le village, fort heureusement, personne n’a été dupe.

Depuis que la fusion entre l’Agglo du Rivesaltais et celle de Perpignan (PMCA) a été réalisée, des budgets ont été discutés et votés. Pour celui de 2011, il l’a été par nos représentants à l’Agglo. Or, dans ce dernier, la décision avait été prise d’allouer une aide à la viticulture. Une personne du village avait critiqué cette décision dans le journal local du 31 mai 2011. Bien sûr, Monsieur Alduy avait demandé un droit de réponse paru le 20 juin 2011. Cela pour dire que Monsieur Ferrer a manqué là, l’occasion de s’opposer au président de l’Agglo PMCA car cette somme ne réglait en rien les problèmes de la viticulture familiale et en fait, était un accompagnement à une mort certaine de cette dernière. Pour le budget de 2012, le maire d’Estagel, vice président et le conseiller d’Agglo en la personne de Monsieur Georges Badrignans, se sont abstenus (Journal local daté du 6 mars 2012). C’est le moins que l’on puisse faire, pour montrer son opposition à la droite sans se faire trop remarquer et donc en gardant un pied de chaque côte du gué.

Autre exemple. Dans le bulletin municipal du mois d’août 2013 référence est faite à une diminution du coût du ramassage des ordures ménagères pour un pourcentage de 6%. Bien heureusement que nous profitons de cette diminution car les ordures ménagères, pour une partie du village, ne sont plus ramassées qu’une fois par semaine. Par contre, l’eau et l’assainissement, de 2012 à 2013, ont subi une augmentation de plus de 15%. Pas d’explications pour le moment. Il faut dire que ce service a enregistré en 15 ans, une augmentation de plus de 60%. Précisons que l’eau et l’assainissement sont aujourd’hui de la compétence de l’Agglo. Il est évident que nos élus auraient dû tout mettre en œuvre pour garder celle-ci et préserver ainsi une manne financière pour la commune. L’eau est un élément naturel. A ce titre elle est le bien de tous et doit être gérée au plus près des citoyens. C’est une simple question de démocratie.

Allons y pour un autre acte politique. La défense du service public et la suppression de la perception.

Cette dernière, a été fermée sous le mandat précédent. Raison de plus, lorsque l’on revendique la volonté de défendre le service public, de mettre tout en œuvre pour exiger le retour de cette même perception. Rien de tout cela. Prenant prétexte de la désaffection pour cause de «casse » des services publics (Bulletin municipal mai 2012) cet immeuble a été transformé en « Maison des services ». C’est donc pour avoir une subvention de 22 360€ sur les 26 000€ investis et 10 000€ de l’État pendant cinq ans que l’on a renoncé à défendre la ruralité. Pire, l’agent qui aura en charge le fonctionnement de cette maison sera pris en charge pour les 26 heures effectuées par semaine, par les deniers de la commune. Belle gestion de gauche où l’on refuse de dénoncer le transfert de charges de l’État vers les collectivités territoriales.

Et encore un !

Ceci pour les curieux qui comme moi, vont visiter les sites internet. Si vous allez voir celui de notre village, vous vous apercevrez que les étiquettes politiques de nos élus, à l’exception d’un, ont disparu.

. Pourtant, à ma connaissance, lors des dernières élections municipales, tous revendiquaient une appartenance politique. Point de tout cela aujourd’hui. Je ne pense pas que ce soit pour être plus et mieux au service de la population, mais plutôt avec l’esprit du Petit Chaperon Rouge : «…c’est pour mieux te tromper mon enfant.»

Vous en voulez encore ?

Lors de la discussion de la loi sur le mariage pour tous, le journal local en janvier 2013, a mené une enquête auprès des maires du département pour connaître leur position. En principe, dans le droit fil des positions de Jean Vila, maire de Cabestany comme chacun le sait, nous étions en droit de penser que les maires de gauche ou tout du moins les élus Communistes, auraient dû s’exprimer d’une façon positive sur cette question. Que nenni ! Point de réponse du maire d’Estagel. Chacun est libre d’avoir une position, sur tel ou tel problème. C’est d’ailleurs comme cela que les choses avancent. Mais lorsque l’on se dit homme de progrès, communiste, il y a des occasions à ne pas manquer ou alors c’est une usurpation d’identité.

La dernière … pour le quart d’heure !

J’ai déjà eu l’occasion dans ces mêmes colonnes de parler de Mustapha. Depuis un an et demi il dort dans sa voiture à la promenade des platanes. Malgré les sollicitations, rien n’a bougé. Pourtant, dans le bulletin municipal d’août 2013, nous pouvons relever cette affirmation pour ce qui concerne l’aide aux personnes en difficultés : « Il est évident que malgré tous nos efforts, si des personnes connaissent des difficultés particulières, les élus chargés du social se tiennent à leur disposition pour les recevoir en toute discrétion. » Ou encore dans le dernier tract distribué : « C’est à travers des valeurs d’humanisme, d’intégrité et d’ honnêteté… ». Heureusement que tous les humanistes n’ont pas les mêmes valeurs !

Si vous en voulez encore, j’en ai une pleine boîte. A bientôt sur Ouillade ! ».