Le vendredi, au village, c’est le marché. La CGT a choisi ce moment privilégié pour venir à la rencontre des Estagelloises et des Estagellois de 10 heures à 12 heures. Cela se passait le 9 décembre 2016 à la promenade des platanes.

Défense du service public de proximité, moteur indispensable du développement économique, tel a été le principal thème abordé avec les militants venus des différents secteurs.

Une sensibilisation nécessaire des usagers

« Sans eux, la lutte nécessaire pour défendre le service public, ne peut pas atteindre les effets espérés même si nous menons ce combat ». C’est ainsi que Julien Barthélémy, cheminot et responsable du collectif pour le service public de la CGT (P.O), devait en quelque sorte, résumer la situation. D’où cette première initiative à Estagel qui sera suivie de bien d’autres dans le département annonce-t-il. Il devait préciser qu’une pétition est à la disposition des citoyens, ainsi qu’un questionnaire et comme de bien entendu, les propositions du syndicat.
Il est à noter qu’au mois de janvier-février, un débat est prévu à Estagel sur la base du questionnement, car l’avis des usagers est une des priorités. Rendez-vous est donc pris pour la continuation de cette initiative.
Patric Greze, responsable régional de la CGT, était aussi au rendez-vous place Charles de Gaulle, lieu où se déroule le marché. Venu apporter son soutien et plein accord pour cette initiative, il devait mettre en avant dans les discussions, la nécessité de renforcer l’organisation. Pour cela, une seule vérité : aller vers l’entreprise, rencontrer tous les salariés.

Le service public de proximité

Pour notre coin du Fenouillèdes, cela veut dire comme il nous a été précisé, mener les luttes indispensables pour qu’une perception soient remise au goût du jour à Estagel. Celle-ci a fermé ses portes, voilà une dizaine d’années, sans que personne ne s’émeuve de cette situation. Il est vrai, que dans notre milieu rural où il est difficile de maintenir le potentiel économique, chaque coup porté au service public, est un mauvais coup asséné à l’économie, au bien-être des habitants.
Jean Boucher, ancien des télécom, devait attirer notre attention sur l’impérieuse nécessité de mener le combat contre le fatalisme, le renoncement, si nous voulons inverser le cours des choses. Il devait souligner en outre, la présence partout, du service public, en ajoutant le secteur bancaire sans oublier bien sûr pour ce qui concerne la vallée de l' »Agly », la viticulture et la coopération. Il va sans dire également, l’importance des aides ménagères et du service médical dans le milieu rural. Autant de lieux en effet, ou des rencontres avec les salariés sont possibles.
Dans ce sens, les propositions du candidat François Fillon (LR) à la présidentielle voulant supprimer 500 000 emplois de fonctionnaires, ne sont pas de nature à rassurer le monde du travail. Cela l’engage, comme nous avons pu le constater, à l’action pour ne pas laisser faire, pour résister avec le plus de force possible.
Une des propositions de la CGT, est la mise en place d’une complémentarité des transports de la ligne SNCF Rivesaltes/Axat (fret et voyageurs). Cette orientation, avait déjà été envisagée en même temps que la mise en place du train du pays Cathare et du Fenoullèdes.
Une belle, utile, généreuse lutte à engager en perspective ? L’avenir nous le dira.
Pour le responsable du collectif, voilà une décision qui incombe à la Région. D’où, l’indispensable engagement politique des élus sommes-nous tentés de dire, et cela, à tous les niveaux, du village, au département pour arriver à Madame DELGA, la présidente socialiste de la Région OCCITANIE/ Pyrénées-Méditerranée..
Voilà une heureuse initiative qui devait se terminer par une grillade organisée par l’UL- CGT. Convivialité oblige !
À bientôt donc, sur le terrain des luttes, pour défendre le service public de proximité. C’est en tout cas, ce que laisse prévoir cette initiative d’Estagel.

Joseph JOURDA