La vue de quatre affiches fraîchement collées à 9h en ce matin du samedi 3 septembre 2016, à l’entrée du village en venant de Perpignan, attirent notre attention. La rumeur ayant annoncé la visite de Philippe MARTINEZ dans notre village, serait-elle une réalité ? Renseignements pris, cette rumeur est confirmée.

C’est sur le coup de 11h que le rendez-vous était donné aux adhérents et aux sympathisants à la salle des fêtes. Une assistance, tout acquise aux thèmes de la centrale syndicale et venue principalement du département était présente. Roger FERRER, maire PCF d’Estagel, ancien adhérent de la CGT des douanes, devait saluer les présents à ce rassemblement.

La nouvelle secrétaire de l’union locale CGT

Depuis le dernier congrès, c’est Françoise DELAMBRE qui est devenue la première responsable de l’organisation pour la vallée de l’Agly. Après avoir rapidement brossé la situation du monde du travail dans son secteur, elle devait annoncer le lancement de la campagne en vue des élections au TPE (Très Petites Entreprises). Ce sont des milliers de tracts qui seront distribués, des milliers de rencontres organisées avec la caravane dans les villes et villages de notre département.
Elle devait également revenir sur la lettre anonyme envoyée à l’UL-CGT en ce début d ‘été. Pour le moment, l’enquête n’a donné aucun résultat.
Pierre-Louis Place, secrétaire départemental de la CGT, devait quant à lui, dénoncer à l’aide d’exemples, la campagne de dénigrement contre son syndicat. Il devait préciser en outre, que ces attaques pernicieuses n’empêchaient pas les travailleurs d’attendre et d’apprécier la CGT pour ce qu’elle est : un syndicat de lutte. Référence devait également être faite aux secteurs des retraités avec leurs pensions indignes de notre siècle.

Passer du temps avec les adhérents, avec les travailleurs

C’est en substance ce que devait souligner Philippe MARTINEZ. En effet, nécessité oblige, en cette rentrée 2016, où l’épée de Damoclès est pendue au-dessus de la tête de tous les travailleurs avec la « loi Travail ».


Donnant les exemples de L’Espagne, du Portugal, de l’Italie, il devait montrer les difficultés de ces pays, des travailleurs concernés, avec les mêmes types de loi que l’on veut imposer à la France aujourd’hui.
Il devait également souligner l’efficacité de la lutte comme celle menée par les Portugais. Sous la pression du rapport de force, le gouvernement socialiste de ce pays a dû démissionner et depuis, des lois allant dans l’intérêt des travailleurs ont vu le jour, ont été mises ou remises en place. En quelque sorte, un appel à la lutte ainsi adressé aux travailleurs français en leur montrant également que rien n’est perdu, rien n’est fatal, même si Philippe MARTINEZ est bien conscient des entraves. A ces dires, rien ne fera baisser les bras de la CGT dans ce combat.
Comme l’a fait avant lui Pierre-Louis PLACE, il devait rappeler qu’une des propositions actuelles de la CGT, était de diminuer le temps de travail à 32 heures hebdomadaires. Avec cette disposition législative, ce ne sont pas moins de 4 millions d’emplois qui seraient créés.
La CGT réaffirme donc, par la voix de son responsable national, « que l’augmentation immédiate des salaires et la réduction du temps de travail, sont les solutions pour satisfaire les besoins, retrouver la croissance et sortir de la crise ».
C’est sur les notes de la convivialité, autour d’un apéritif toujours autant apprécié, que devait se terminer cette rencontre de militants.

Joseph JOURDA.