Il est dans une commune, des serpents qui n’en finissent pas de se mordre la queue. Il en est ainsi, pour le torrent qui traverse le village. Un citoyen de la cité, Dominique DESTRADE, est très sensible à la sécurité, à la protection sanitaire de nos concitoyens. Il est en effet président de l’amicale des donneurs de sang bénévoles. À ce titre, il est certainement plus attentif à la santé et à la protection de ses semblables et pense qu’il vaut mieux prévenir que guérir. L’approche des pluies automnales, ne fait que renforcer ses inquiétudes. Nous publions le courrier qu’il nous a fait parvenir relatant son ressenti sur des promesses jamais tenues.

 

Inondations de novembre 1999. A-t-on tiré des leçons de ce drame ?

 

Tout semble indiquer le contraire.
Depuis cette terrible crue du 13 novembre 1999, qui au passage coûtât la vie à trois de nos administrés (sans compter les millions de dégâts en francs de l’époque), une évidence se fait jour sur chaque programme électoral de notre commune (2001, 2008, 2014) soit, aujourd’hui, 19 ans après. Dans chaque programme électoral, la même rengaine. À savoir : la mise en sécurité absolue de notre village par rapport à ces épisodes pluvieux et de moyens à mettre en œuvre pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise pas. Les exemples ne manquent pas. Nous pouvons lire ici, « abaissement du radier existant de la Grave », ou encore, « remplacement du pont entonnoir par un ouvrage droit et rectangulaire », ailleurs, « relèvement du pont »… et cetera, et cetera. Pratiquement, vingt années se sont écoulées et le changement tant espéré par nos concitoyens n’a toujours pas eu lieu. Pourtant, nous parlons bien ici de sécurité prioritaire.
Au contraire de tout cela, la Grave est devenue avec le temps et le laisser-faire des élus successifs, un dépotoir hors norme, pour les excréments canin, avec évidemment, des odeurs pestilentielles qui s’en dégagent, où l’herbe pousse à foison. (rappelons que le torrent traverse le village de part en part.). Bref ce cours d’eau qui, je le rappelle, peut devenir à tout moment un dangereux torrent, a été laissé à l’abandon complet avec les conséquences dramatiques que cela pourrait entraîner si par malheur, un autre épisode orageux aussi violent, venait à survenir. Il est vrai, que des travaux ont été accomplis en amont. Mais cela suffira-t-il ? Au regard de ce dont nous avons été informés pour notre pays dans la dernière période, nous ne sommes pas à l’abri d’un épisode cévenol dévastateur. Cela n’arrive pas qu’aux autres.
Des promesses électorales

 

 

Il est des promesses électorales à l’égard desquelles on ne peut s’échapper durant tant d’années. Il en va quand même de la sécurité de la population Estagelloise et celle-ci n’a pas de prix. De plus, une fois le contournement du village terminé, étant donné que le tronçon de la D 117 traversant Estagel deviendra communal, les travaux, entre-autre l’aménagement du pont, seront à charge de la commune.
Alors la question est à nouveau posée. Que comptent faire nos élus après tant d’années de silence, d’immobilisme ? Aurons nous des informations sur cet important dossier et surtout, quand auront lieu les aménagements promis depuis 1999.

 

 

Joseph JOURDA.