« Le chômage ! (17,8 % de la population active)« Je n’y peux rien », la baisse de la dotation globale de fonctionnement !, « Je n’y peux rien !», la facture d’eau !, « Je n’y peux rien », la disparition des commerces !, « Je n’y peux rien ». Les vœux du maire, semblant de démocratie !, nous avons apporté notre appréciation à plusieurs reprises, « Je n’y peux rien », la guerre de Cent Ans ! « Je n’y peux rien ». Là, peut-être bien que non. « La mal vie » de la jeunesse à cause des emplois précaires ! « Je n’y peux rien ». Le permis de construire pour une boulangerie « industrielle ! « Je n’y peux rien ».

Soyons sérieux ! A force de n’être responsable de rien, nous allons nous demander à quoi peuvent servir un maire et son Conseil municipal. Un fonctionnaire pourrait le remplacer. Il n’y aurait aucune différence. Mais n’est-ce pas là où l’on veut nous entraîner ? A force de n’être responsable de rien, nous allons nous demander à quoi peuvent servir un maire et son Conseil municipal. En clair, remettre en cause l’existence même des communes ? Lourde responsabilité quand « Je n’y peux rien !». Lourde responsabilité, lorsque l’on prône ainsi la loi du renoncement, la loi de la fatalité, la loi de la crise inéluctable, celle du marché mondial, de la précarité. En un mot, la loi du plus fort sur le plus faible, du plus riche sur le pauvre. Drôle de méthode pour des élus se réclamant du PCF.

Revenons à la boulangerie « industrielle ». Nous avons appris avec consternation, que certains adjoints n’étaient pas au courant du permis de construire délivré par le maire. Rien d’étonnant à cela. Au mois de juillet dernier, une délibération était votée donnant pas moins de vingt-quatre délégations au maire, entre autres, celle de pouvoir signer un emprunt de 300 000 euros. Alors, vous pensez, une petite signature en bas d’un document administratif ! Deux choses cependant à stipuler. Cette délibération est, à tous moment, révocable. Le maire doit rendre des comptes à chaque réunion de Conseil municipal de l’exercice de cette délégation. Rappelons toutefois, que les élus de l’opposition, ont voté contre. Dans une première mouture, il avait été inscrit qu’ils s’étaient abstenus. D’où le retard dans l’application du texte voté définitivement cette fois, au mois de juillet. En effet, une abstention n’a rien à voir avec un vote contre. L’opposition avait donc décidé de faire obligation de revenir sur la délibération.

Une fois de plus, nous voilà contraint d’apporter des critiques. Une fois de plus, nous sommes obligés de dire ce que nous pensons. Une fois de plus, nous souhaitons qu’un maximum de citoyens soient informés. Tout les intéresse.

Cependant, nous avons une suggestion à faire. Il est vrai que nous en avons déjà exprimé pas mal. Il suffit pour cela de revoir nos écrits depuis 2011. Aucune n’a vraiment été prise en compte. Alors, en voilà une de nouvelle qui pourrait devenir un essai philosophique. « Es-ce que dans sa forme, une critique peut être porteuse de propositions. ». Nous pensons que cette interrogation pourrait être soumise au Conseil municipal. La rédaction rendue indispensable pour la mise en forme des idées, un jury populaire pourrait être mis en place pour rendre les copies après notation. Autre proposition. Un de nos nombreux amis, un ophtalmologiste, désire venir s’installer dans notre village. Sa première tâche nous a-t-il confié, sera de convaincre les citoyens et en priorité les élus, de ne pas utiliser des loupes pour regarder autour de soi. Il a certainement raison. Cela risque d’endommager la vue jusqu’à la cécité nous a-t-il avoué. Arrêtons le désastre. Nous espérons que tout sera fait pour rendre son installation possible.

Quelques mots sur la présentation des vœux pour cette année. Nous avons appris qu’une nouvelle fois, la construction d’une école a été soulignée. Nous pourrions appliquer le dicton : « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu donc rien venir ». En effet, la même chose a été dite en 2013 ( voir le journal local du 25 janvier 2013). Rebelote dans les vœux de 2014(voir le même journal du 5 février 2014). Enfin et dix de der, dans le programme municipal des dernières élections. Retour sur cette même école et nous pouvions lire : « Accordez-nous votre confiance, et 2014 verra la pose de la première pierre ». Nous sommes en 2015.

Une dernière inconséquence nous interpelle. Toujours pour les vœux 2015, comment se fait-il que Monsieur le maire ait présenté le candidat du Parti socialiste pour les prochaines élections départementales, alors qu’à notre connaissance, des candidats du PCF seraient en lice ? Aurons-nous une réponse ? Rappelez-vous, la même méthode a été employée à la fête Arago de 2013 pour annoncer la candidature de la liste qui était sortante à ce moment-là. Disons le net. Nous trouvons détestable cette façon de faire de la politique. De notre avis, utiliser des rassemblements organisés par la commune pour mener campagne, ce n’est pas très sain. (c’est même interdit en principe)

Un dernier mot, nous allions oublier. Pour la crise de la viticulture, la peine des vignerons et de leurs familles, « Je n’y peux rien ! » , c’est la conjoncture. Nous, nous pensons qu’il y a toujours quelque chose à faire ».