Louis ALIOT, député de la 2e circonscription des P-O, conseiller municipal et communautaire de Perpignan, communique :

 

« Fermeture de classes : Jean-Michel BLANQUER a menti. L’exemple d’Estagel !

Dans un courrier en date du 7 mars 2019 faisant suite à un courrier de ma part, relatif à la fermeture d’une classe de l’école maternelle d’Estagel, le ministère de l’Education nationale m’indiquait que la fermeture ne « (remettait) pas en cause la qualité de l’accueil des élèves », faisant état d’une école comptant soixante-dix inscrits pour la rentrée de septembre 2019. Les chiffres sont tombés, et ils sont très loin des prévisions du ministère puisque l’école d’Estagel accueillera 97 élèves

 

Pourtant, les services du ministère ne comptent pas revenir sur la fermeture de la classe. De ce fait, dix-neuf enfants âgés de 2 à 3 ans seront exclus de l’école, afin que les effectifs soient ramenés à 78 têtes réparties entre trois classes. Le ministère m’a donc menti éhontément. Surtout, il a menti à tous les parents de la commune d’Estagel, mobilisés depuis des mois pour faire vivre cette petite école rurale, celles pour lesquelles les Péguy et Ferry se sont battus toute leur vie. Une classe qui ferme c’est une école en suspens. Une école qui ferme c’est souvent un village qui meurt.

J’aimerais d’ailleurs rappeler que la mesure phare du ministère de l’Education nationale du président Macron était le dédoublement des classes de CP et CE1 en réseau d’éducation prioritaire. Un premier bilan de cette expérience a été fait le 23 janvier 2019 dans lequel le ministre s’est félicité du fait que les élèves concernés aient « fait des progrès plus importants et plus vite qu’ailleurs », en se référant aux services statistiques du ministère.

De l’avis de tous, ces dédoublements sont un cache-misère. Les premiers touchés sont comme toujours les ruraux et les habitants des territoires les plus périphériques, à l’image des Pyrénées-Orientales. À force de mépriser certains territoires, ces derniers se rebiffent. Les citoyens étouffés par l’impôt voient la qualité des services publics diminuer, comme si tout cela était une fatalité. Peut-être faudrait-il que le gouvernement revoie ses priorités en aidant prioritairement les Français qui en ont le plus besoin.

Ces Français vivent sur ces terres qui irriguaient autrefois les sous-préfectures et les préfectures, qui faisaient le cœur battant de la France. Aujourd’hui, elles se meurent, car elles sont exclues du développement économique, et, plus grave encore, des grandes politiques publiques. Mettons-y un coup d’arrêt ».