– « C’est hier mardi 5 janvier que s’est tenue la première réunion de l’année 2016 du Conseil municipal. Cinq points à l’ordre du jour. Les questions de l’Opposition étaient au nombre de quatre. Nous ne parlerons que des choses qui nous paraissent essentielles.

La maison « Jaupart »

Elle devrait être démolie incessamment. Il est tout de même regrettable que le Conseil municipal, d’après ce que nous avons pu comprendre, n’est pas discuté de ces travaux. D’autre part, pour éviter les rumeurs, il aurait été opportun nous semble-t-il, de rappeler le prix de l’acquisition et celui des travaux. Pour ces derniers, aucune information n’a été donnée. Une fois de plus, c’est le « black-out ».

La rumeur et l’accident de bus

La définition du « Petit Larousse » donne pour rumeur : « Bruit sourd et général, excité par quelque mécontentement ».
C’est ce que prêtant Roger Ferrer, (NDLR, maire d’Estagel, PCF) lorsqu’il est question de répondre à la question posée par l’Opposition en ce qui concerne l’accident de bus survenu le 9 décembre 2015. Ce dernier a perdu deux roues. Il semblerait que cela soit le résultat de malveillances. Le sang-froid du chauffeur a permis d’éviter le pire.
Le courrier de la CTPM (Compagnie des Transports Perpignan Méditerranée), adressé aux parents d’élèves concernés semble accréditer cette thèse. Il est dit en substance : « « L’analyse fine des circonstances de l’accident ainsi qu’une expertise mécanique du véhicule, nous permettent aujourd’hui de valider définitivement l’hypothèse de l’acte de malveillance. L’enquête se poursuit, et nous espérons que les auteurs présumés seront interpellés. »
M. le maire prétend qu’il a parlé au directeur de la CTPM et qu’il ne s’agit que d’une rumeur…


Il est donc question de sécurité pour réduire au maximum de tels actes. En effet, pourquoi pas demain sur une voiture de particulier ?
Lorsqu’il est question d’enfants, d’élèves de notre école, de nos petits, les dispositions à prendre paraissent sans équivoque possible. Pour mettre ces derniers hors de danger, il n’est plus question de « privé » ou de « public », de quelques pièces de monnaie. Il est nécessaire de ne pas tergiverser. Des mesures immédiates sont indispensables. Les problèmes secondaires se régleront ultérieurement (…).

La population d’Estagel

Ce point n’était pas à l’ordre du jour. Dommage !
D’après le dernier recensement de 2013, la population municipale est passée de 1 918 habitants en 2008, à 2 025 âmes. Nous sommes loin des 3 000 habitants rêvés par notre premier magistrat il y a quelque temps. Il est à noter que ce chiffre avait été presque atteint en 1881. Il y avait alors une population de 2 979 citoyens.
Si le rêve est le propre de l’homme, il n’en reste pas moins qu’il est « urgentissime » de bien appréhender son territoire, ses ressources, son économie. Ensuite, nous pouvons faire des prévisions. Ce petit nombre en plus, d’un recensement à un autre, ne doit pas nous permettre de gérer comme si tout allait bien. Nous connaissons les problèmes dus au chômage, aux faibles revenus pour notre commune. Aux difficultés rencontrées par l’économie principale, même si des efforts sont consentis par la profession pour inverser d’une façon notoire cette situation. La disparition du service public comme la perception et autre, comme l’agence de la MSA (Mutualité Sociale Agricole), de Groupama, est un frein à un développement harmonieux du village. La mise en place d’un nouveau lotissement n’a rien réglé. Il n’a que très peu joué sur le nombre d’habitants si ce n’est de limiter la dégringolade.
N’est-ce pas un ordre du jour qu’il serait pertinent, nous semble-t-il, de soumettre à la discussion du Conseil municipal ? ».

J.J.