Rien d’enthousiasmant en ce dernier Conseil municipal si ce n’est de petites phrases sibyllines qui dénotent un certain agacement, sinon un agacement certain. Quelques points à l’ordre du jour, sont cependant intéressants au regard des questions posées par écrit par l’Opposition, comme le veut le règlement intérieur.

La chaufferie bois

Effectivement, il est intéressant de noter que celle au mazout renouvelée il n’y a pas si longtemps, va être remplacée par une à bois pour le prix de 546 000 euros. Si nous pouvons nous réjouir de l’investissement vers les énergies renouvelables, il aurait été plus à propos, pensons-nous, de réfléchir un peu plus avant le renouvellement du chauffage au mazout. Même si des subventions sont attribuées à la commune pour cette dernière réalisation, il n’en reste pas moins que l’argent public, utilisé dans la première dépense, aurait pu, nous semble-t-il, être utilisé autrement.

Session de rattrapage

En effet, la date butoir pour réaliser l’accessibilité des bâtiments communaux aux personnes handicapées était le 27 septembre 2015. La date s’imposait toujours, mais le code de la construction et de l’habitation qui s’applique ici, prévoyait la possibilité de reporter en cas de difficultés particulières, techniques ou financières. Quelle difficulté a fait que ce retard soit pris ?
Cependant, certains édifices devront faire l’objet de dérogations à l’exemple du local attribué au P.I.J situé au premier étage. Les frais de transformation pour l’installation d’un ascenseur par exemple, étant certainement jugés trop importants au regard de l’utilisation. Il est à noter également, qu’une amélioration du local vient d’être effectuée. Pourquoi, à ce moment-là, ne pas avoir saisi l’opportunité de réaliser l’accessibilité ? Ne dit-on pas : « gérer c’est prévoir » ?
Le local de la maison des deux rugbys devra aussi attendre. Pas pour l’ouverture au public qui n’est pas encore effective, mais pour la mise en conformité.
L’Opposition, par la voix de Pierre CONTET, devait souligner « l’agenda peu ambitieux pour la réalisation de ces travaux ». S’il en avait été autrement devait-il préciser, « ces derniers seraient déjà réalisés et les locaux mis à disposition des personnes handicapées, dans les meilleurs délais ».

Le parc éolien

Communauté Urbaine oblige. Le transfert de compétence orienté vers cette nouvelle entité, fait que la réalisation dernière du PLU (Plan Local d’Urbanisme) pour le parc éolien, n’incombe plus à la commune mais bien à l’instance sus citée. Ainsi, certains qui auraient pu compter sur une manne financière céleste, risquent d’avoir des surprises. La commune ne contrôlant plus rien en ce domaine, d’après ce que nous avons pu comprendre, dans cet écheveau bien embrouillé nous semble-t-il. Le vote de la commune en faveur de la Communauté Urbaine ne venant pas simplifier la compréhension.
Toutefois, deux conseillers municipaux n’ont pas participé au vote de la délibération pour l’achèvement de la procédure de modification. Ce qui revient à dire qu’elles sont directement concernées par la mise en place des futures éoliennes.

Encore la fête Arago

A la suite encore d’une question posée par l’opposition, nous apprenons que le festival de théâtre aura engendré une dépense utile de 27 000 euros pour une recette de 8 000€. Mais la culture n’est jamais gratuite et est souvent le dernier refuge dans le domaine de l’expression, des libertés.
Pour la fête Arago, le bilan est considéré comme « globalement positif ». Référence était ainsi faite à Georges MARCHAIS (NDLR, ancien Secrétaire général du PCF du 17 décembre 1970 au 29 janvier 1994/ Député de 1973 à 1997…). L’auditoire n’a pas très bien compris le rapprochement entre le dirigeant communiste et la fête Arago. Tout comme d ‘ailleurs, le fait que certains citoyens, ayant exprimé leur opinion sur le changement de date, ce sont vus affublés du titre « de personnes complètement coupées du monde du travail ». C’est monsieur le maire qui parle. Il aurait été préférable de communiquer les dates de la prochaine fête (…).
Si être coupé du monde du travail veut dire être à la retraite, il est bon de noter que bon nombre de conseillers municipaux et non les moins responsables, le sont depuis longtemps.
Pour terminer, nous devons signaler l’intervention de madame Nicole MOLINER, s’insurgeant auprès du premier magistrat, de sa persévérance à ne s’adresser qu’à Pierre CONTET dans le rôle d’Opposition. Comme elle devait l’expliquer, le groupe d’opposants réfléchit, travaille ensemble, élabore conjointement les questions à poser. Pour Mme MOLINER, « cette façon de faire, relève du mépris exprimé envers les conseillers municipaux concernés ».


Affaire(s) à suivre.