« Une décision inacceptable prise par la majorité au conseil municipal d’Elne »

« Lundi 29 septembre avait lieu le conseil municipal d’Elne, six membres sur sept de notre équipe d’opposition (M Stuber, J Fajula, J Tubert, R Castanier, Annie Pezin et moi-même) se sont opposés à deux décisions. D’abord la réorganisation des services municipaux qui acte la suppression du poste de directrice à la culture, ce qui n’est pas anodin dans une ville comme Elne avec l’importance qu’a la culture dans notre commune, et qui masque une mise au placard (chasse aux sorcières) de quelques agents pourtant qualifiés et bien rémunérés ainsi que quelques suppressions de contrats à durée déterminée. La deuxième décision à laquelle nous nous sommes opposés est encore plus grave. Jugez plutôt. Par délibération du 4 février 2014, notre majorité de l’époque avait donné aux rues du nouveau lotissement « Les Portes d’Illibéris » des noms de femmes ayant joué dans l’histoire sociale, révolutionnaire, politique et progressiste de notre pays, un rôle essentiel. Et bien ce soir la majorité et une élue de l’opposition, après avoir voté la première délibération, ont décidé de débaptiser ces rues. Ainsi les noms de Madeleine Fillols, célèbre sage-femme illibérienne qui accoucha nombre d’enfants à la Maternité d’Elne; de Lucie Aubrac, résistante; de Geneviève De Gaulle-Anthonioz, résistante, déportée, fondatrice et présidente d’ATD Quart-Monde; de Martha Desrumaux, résistante, déportée; de Lise London, Résistante, déportée; de Mère Teresa de Calcutta dont on connaît l’oeuvre humanitaire; de Rosa Park, noire américaine qui refusa de laisser sa place à un blanc dans un bus aux USA à une époque où elle avait obligation de le faire; d’Olympe de Gouges, héroïne de la Révolution Française; seront désormais remplacés par des noms de « pics » pyrénéens tel « Canigou », « Costabonne », « Carlit », « Fontfrède »… Une délibération pour nous inacceptable qui n’honore pas celles et ceux qui l’ont voté et qui ne manquera pas de faire réagir les associations de résistants, de déportés, de défense de droits des femmes… A chacun de se faire une opinion ».

Nicolas Garcia