Communiqué

 

« Quelle mouche a piqué la liste candidate aux municipales conduite par le maire d’Elne ?
Alors que j’ai publié un avis sur la tenue du deuxième tour des élections municipales en général, sans citer la moindre ville où le moindre candidat.

 

Alors même que cette question soulève un débat intéressant dans tout le pays, voilà que les candidats de cette liste illibérienne se livrent, une nouvelle fois (cela fait six ans que ça dure) à une agression violente et démesurée à mon encontre.
Dans le texte mis en cause, je n’ai jamais abordé la gestion de la crise sanitaire par le maire sortant, les Illibériennes et Illibériens sont suffisamment intelligents pour se faire une opinion au vu de ce qui se passe ailleurs.
Je n’ai pas non plus abordé les résultats du premier tour où, avec 48,86%, il a manqué à la liste « Elne comm’une idée neuve » que je conduisais, 39 voix pour être élue dès le 15 mars.
J’aurais pu avoir l’inélégance de relever que 71 % des électrices et électeurs qui ont voté souhaitaient qu’Elne soit dirigée par un autre maire et une autre équipe mais je ne l’ai pas fait.
Oui, bien évidemment, il m’arrive comme tout un chacun de circuler en ville, il ne manquerait plus que cela me soit interdit comme le maire l’a fait en ne m’invitant pas à la cérémonie célébrant le 8 mai 1945 bien que je sois vice-président du Département.
Oui bien évidemment, j’apporte une aide à mes concitoyens en faisant les courses pour certains, en livrant des masques fabriqués par Rose Marie Mattiani, membre du Collectif « Elne comm’une idée neuve » et de la liste qui en émane.
J’aimerais le faire dans un autre cadre mais le maire d’Elne m’a exclu de la cellule de crise malgré (ou peut-être à cause) les résultats du premier tour et ceci alors que mes responsabilités départementales pourraient modestement apporter un plus.
Je note que ce dernier a aussi exclu des membres de sa majorité au prétexte qu’ils se sont présentés contre lui (le site Ouillade.eu a largement publié les échanges entre eux).
L’heure est aujourd’hui à gérer au mieux la situation commune par commune, département par département, à préparer l’après, et à réfléchir. Mais jamais ô grand jamais, la démocratie ne doit être mise entre parenthèse, même en pleine deuxième guerre mondiale quand, en 1943 est née le conseil national de la résistance, cela n’a pas été le cas.
En cas de crise, sanitaire ou autre, la tentation est toujours grande de confisquer la souveraineté du peuple et des représentants qu’il se donne. Il convient donc de rester vigilants.
La période n’est pas à la guerre contre les adversaires politiques, même si je comprends que le score réalisé par la liste qui m’agresse lui fait perdre un peu les pédales. Il est vrai qu’être maire sortant, diviser sa majorité et ne pas atteindre 30 % au terme de son premier mandat, ça doit questionner et faire réfléchir.
L’heure est à travailler ensemble, à rassembler toutes les compétences, les bonnes volontés, dans les cellules de crise, sans pour autant taire les divergences de vue. Pourtant ces candidats continuent de faire la guerre aux autres candidats, c’est fort regrettable et j’ai envie de leur dire, comme le chantait Ferrat : « Quand le canon se tait, vous vous continuez ».
Ne leur en déplaise, je continuerai d’être là où j’ai toujours été et où on ne les a jamais vus, près de la population sans exclusive, dans les manifestations et fêtes populaires, aux cérémonies du souvenir ou patriotiques. Contrairement à eux je le faisais avant et je le ferai après, quelle que soit ma situation. Je continuerai à donner mon avis sur la vie politique et j’invite les citoyen-ne-s à le faire, c’est cela la démocratie, le vivre ensemble et la vie d’après ! ».

 

Nicolas Garcia (PCF’66), vice-président du Département, candidats aux élections municipales sur la commune d’Elne