« Dominique Reynié a réagi aux préconisations du rapport Duron consacré à l’avenir des trains « Intercités » en pointant du doigt la « négligence » des présidents de Midi-Pyrénées et du Languedoc-Roussillon en matière de dessertes ferroviaires. Martin Malvy, le président PS de la région Midi-Pyrénées, lui a répondu que son action aurait permis de sauver un réseau ferré régional au bord du gouffre. Cette passe d’armes est symbolique de l’échec du PS comme de l’UMP à maintenir les services publics sur nos territoires.

Si l’on peut mettre au crédit de Martin Malvy une légère amélioration de la fréquentation des TER dans la région Midi-Pyrénées, les choses sont bien différentes 

en ce qui concerne les trains « Intercités » ciblés par le rapport Duron. Prenons en pour exemple la fermeture annoncée en Languedoc Roussilon de la ligne Béziers-Neussargues ! Malgré la forte opposition citoyenne à cette fermeture, la logique de suppression des services publics soutenue à la fois par le PS et l’UMP va une nouvelle fois triompher.

En réalité, Martin Malvy et Dominique Reynié sont comptables de la même politique de privatisation des services publics dictée par la Commission Européenne et dont les transports publics sont victimes. La capitulation de l’UMP et du PS face à la logique du chiffre fragilise chaque jour un peu plus des territoires ruraux déjà enclavés, au détriment du développement et de l’efficacité économique.
Debout la France a été parmi les premiers à tirer la sonnette d’alarme face à l’abandon des territoire ruraux. La fin du deux poids deux mesures entre la ruralité et les métropoles sera au coeur de notre projet régional. 
Pour nous, la solidarité entre les territoires passe impérativement par le maintien des services publics en zone rurale ».
Damien Lempereur