« Les croisières, un luxe pour Port-Vendres ? »

 

Sous ce titre, le FN’66 nous communique avec prière d’insérer :

« Alors qu’un afflux massif de bateaux de croisières nous est annoncé à Port-Vendres dans l’avenir, nous nous posons néanmoins quelques questions sur les retombées en terme économique pour la ville de Port-Vendres.

En effet, dans l’absolu nous ne pouvons que nous réjouir que de nombreux touristes débarquent à Port-Vendres, mais les infrastructures de la ville et son développement en matière touristique lui permettent-ils d’en tirer de réels bénéfices ?

Dans l’article du journal local, nous apprenons que les passagers dépensent en moyenne 55 € par jour lors de leurs escales…

Mais une étude de marché a-t-elle été réalisée pour savoir où et comment ces personnes dépensent leur argent ?

Un accompagnement de ces touristes est-il prévu ?

Iront-ils dépenser leur argent chez les commerçants de Port-Vendres (restaurants, boutiques de souvenirs, caves viticoles) ?

Bref, en fait personne n’en sait rien car ce calcul correspond à ce qui est dépensé dans les villes balnéaires les plus touristiques comme Collioure ou Saint-Tropez mais Port-Vendres est-elle suffisamment préparée économiquement à cela ?

La seule chose certaine pour le Conseil Général est le fait que le droit d’escale va leur rapporter 1 000 € par bateau, cela au moins a été chiffré…

Une autre question demeure toujours sans réponse à ce jour, quid de l’accès de grands bateaux de croisière dans la baie de Paulilles ?

Malgré de fortes oppositions à ce projet tant au niveau écologique pour les fonds marins qu’au niveau de l’impact économique pour la pêche locale la question demeure toujours sans réponse à ce jour…

Quels investissements le Conseil Général et la mairie entendent-ils réaliser pour le développement économique de la ville de Port-Vendres, je parle bien sûr de ceux qui apporteront du travail aux habitants et permettront de rentabiliser cet afflux de touristes ?

En attendant les marins pêcheurs restent soumis à leur triste sort et à leur lente disparition, les Port-Vendraises et Port-Vendrais ont de justes raisons de se poser des questions quant à la façon dont tout cela a été décidé et à qui profitera cette soi-disant manne financière…

Nous demandons donc la création d’un vrai partenariat entre intervenants de la vie économique et élus locaux (Conseil Général et mairies) permettant de pouvoir évaluer les intérêts de chacun et d’arriver à un consensus afin de mettre en place un tourisme responsable sur le secteur Argelès – Cerbère par des parcours touristiques ciblés sur les traditions économiques locales (la pêche, l’artisanat, la faune et la flore, la viticulture…) tout en protégeant l’écosystème de notre si belle Côte Vermeille ».