La polémique enfle autour de la venue à Collioure, hier, de l’eurodéputé Carles Puigdemont – condamné et recherché par la justice espagnole, mais accueilli dans les P-O en superstar par ses compatriotes catalans – lequel dans la foulée de son impressionnant meeting tenu la veille à Perpignan (et qui dans un calme non moins impressionnant a rassemblé selon les organisateurs plus de 100 000 personnes), s’est rendu dans le célèbre petit port catalan, où il a d’abord été reçu en tête à tête par le maire,le docteur Jacques Manya, avant de rencontrer rue Pasteur le candidat Guy Llobet dans sa permanence de campagne :

« J’ai très bien connu Carles Puigdemont, confie Guy Llobet. ,C’était dans les années 90, lorsqu’il était journaliste au Punt de Catalunya et plus tard en 2013, en sa qualité de maire de Girona, avec qui je suis intervenu en ma qualité d’enseignant vacataire en Master d’Urbanisme, à l’université de Girona, lors d’une conférence sur « le détail urbain ». Je n’ai pas à me justifier en dehors de cette situation », conclut Guy Llobet, qui regrette que certains tentent honteusement d’instrumentaliser ces retrouvailles à des fins politiciennes partisanes.

Sur les réseaux sociaux, des deux côtés des Pyrénées, la toile s’enflamme pour rappeler que Carles Puigdemont, dans le passé, n’a pas été le bienvenu pour venir se recueillir sur la tombe du poète espagnol, Antonio Machado. Alors, de la part de l’eurodéputé catalan, s’agit-il : d’une maladresse, d’un calcul politique, d’une provocation, ou encore d’une simple erreur de casting ?

L’avenir le dira, ici, à Collioure, comme là-bas, à Perpignan.