C’est feu Jacques FARRAN, ancien député PR (pour Parti Républicain) des Pyrénées-Orientales, ancien adjoint à la Ville de Perpignan et ancien président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) des Pyrénées-Orientales, dans les années 80-90, qui avait baptisé ainsi – le Renard de la Salanque – le bouillant vigneron-maire de Claira, conseiller départemental centriste de la Salanque, José PUIG ; sans aucun doute le dernier élu d’une lignée et d’un casting « les pieds sur terre » qui n’a jamais eu froid aux yeux. Toujours combattant pour relever les défis, le Père PUIG, pour faire un pied de nez, pour apparaître là où personne ne l’attendait : ça ne marche pas ici, eh bien il est déjà ailleurs en tournée. Les oreilles toujours dressées, le regard vif même derrière d’épaisses lunettes, adepte du mulotage en affaires, bref aussi rusé qu’un renard ! Et bien peu lui importe ce que l’on peut bien (ou mal) penser de lui, car c’est mal le connaître que de le définir comme quelqu’un d’influençable, d’insupportable, de manipulateur ou de caractériel ; lui il avance, et à grands pas, tel un homme politique de proximité doué avec plus d’un tour dans sa comporte, pendant que d’autres, donneurs de leçons invétérés et soi-disant intarissables, ne songent qu’à leur carrière… Lui n’a jamais tremblé de peur. Mais tout compliment sorti de sa bouche n’est pas forcément une caresse. Car à lui, on ne la lui fait pas !

Il avait déjà surpris son monde, ou plutôt TOUT LE MONDE, lorsqu’il avait ancré au 1er janvier 2012 la commune audoise du Fitou dans sa communauté de communes, Salanque-Méditerranée : une première transfrontalière (parce que à cheval sur les départements de l’Aude et des P-O !) unique en Languedoc-Roussillon. A l’arrivée : près de 17 000 habitants répartis dans les communes de Claira (le poumon économique de Salanque Méditerranée avec ses grands centres commerciaux) donc, qui abrite le siège de cette intercommunalité qui s’étire sur environ 124 km², Fitou, Pia (de loin la plus importante en population avec plus de 8 500 habitants) et Salses-le-Château (la plus médiatique avec son musée mémorial en lieu et place de l’ex Camp de Rivesaltes, voulu par feu le sénateur Christian BOURQUIN alors président du Conseil général’66, dessiné par l’architecte Rudy RICCIOTTI et inauguré le 16 octobre 2015 en présence du 1er ministre, Manuel VALLS).

Maintenant, José PUIG, sans y être obligé par une quelconque loi qui aurait pu lui fixer un seuil démographique minimal pour maintenir la structure de cette collectivité territoriale, ambitionne de s’élargir toujours davantage du côté des Corbières audoises et maritimes. Visiblement, le président de Salanque Méditerranée n’entend surtout pas perdre le nord. Il veut agrandir son royaume de Salanque, montrer les dents pour ne pas avoir à mordre si un jour le puissant voisin du sud – la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée – venait à frapper à sa porte avec insistance.

Mais fuir, ou plutôt s’éloigner de Perpignan Méditerranée, n’est pas une garantie pérenne de territoire : « C’est tout au plus pour M. PUIG, confie un fonctionnaire avisé, et selon les accords avec les mairies audoises de gauche qu’il courtise, une sécurité de présidence à la tête de sa communauté de communes Salanque-Méditerranée  jusqu’en 2020. Présenter un territoire viticole « Corbières-Salanque » comme un projet d’avenir, c’est carrément dans les circonstances et le contexte actuels se faire Hara Kiri et tuer le vignoble de la plaine du Roussillon. Attention, danger socio-économique !… ».

Depuis son mariage manqué avec Madeleine GARCIA-VIDAL (en tant que maire de Saint-Hippolyte car il s’agissait de ne faire qu’une  partir des deux communes, Claira et Saint-Hippolyte), José PUIG cherche le renouveau économique… ou plutôt à récolter des parrainages pour gonfler son socle ? Avec lui, tout est possible. On le sait.