Nous avons appris la triste nouvelle ce dimanche 5 novembre 2017, en fin d’après-midi : José PUIG, le bouillonnant-maire-vigneron centriste de Claira, conseiller départemental, président de la communauté de communes Corbières-Salanque-Méditerranée, s’en est allé. Hospitalisé depuis une quinzaine de jours, il était tombé dans le coma en début de semaine.

C’est là, incontestablement, une page importante de la vie politique du département qui se tourne. José PUIG n’était pas uniquement « centriste », politiquement s’entend, il était surtout au centre de la Salanque, un personnage central du territoire, qui avait une vision, une ambition pour sa commune qu’il gérait comme une véritable entreprise, avec un grand sens de l’intérêt général. Celles et ceux qui le connaissaient bien, qui le fréquentaient, vous confirmeront que « c’était quelqu’un d’extrêmement attachant ».

Entre deux ruses stratégiques (c’est pour cela qu’il avait été baptisé « le renard de la Salanque ») pour imposer un point de vue, son point de vue toujours, entre deux coups de gueule pour amuser la galerie, ou pour distraire ses ennemis, ses engagements étaient réels, sincères. De ces batailles, de ces stratagèmes, de ces parties de poker – on peut le dire aussi ainsi – l’un de ses opposants au sein de « son » intercommunalité reconnaît ce soir : « Perdre un adversaire comme José PUIG est une grande perte »… Il était âgé de 72 ans.

S’agissant d’un homme politique, on parle rarement de « talent », de « personnalité talentueuse », et pourtant il y avait chez lui quelque chose de théâtral, en permanence, mais surtout quand il se livrait à des polémiques extravagantes, carnavalesques : il était alors de la trempe des comédiens, à la fois agitateur, auteur, compositeur, interprète… Commediante ! Adieu l’Artiste !

La rédaction de Ouillade.eu perd plus qu’un ami. Nous présentons nos condoléances à sa famille, à ses proches.