Interviewé, fin décembre 2010, par les rédactions des Journaux du Midi – Midi Libre, L’Indépendant, Centre-Presse, Terres de Vin, Terres Catalanes… – et largement repris sur la toile en ligne, Tommy Alban, numérologue de renom (au pseudonyme sonnant « et trébuchant désormais » rappelant la magie de Las Végas et Bollywood réunies), mais installé tout simplement à Palavas-les-Flots, près de Montpellier, n’avait pas été tendre dans ses prédictions de Nouvel An, pour 2011, à propos de Christian Bourquin, nouveau président de la Région Languedoc-Roussillon, vice-président du Conseil général des Pyrénées-Orientales.
On avait notamment pu lire, dans les colonnes de la presse régionale, concernant les analyses de ce spécialiste en numérologie « depuis sept ans et par passion depuis longtemps », qui s’appuie sur la date de naissance des personnes, sur justement Christian Bourquin : « Il n’est pas un meneur… Il est dans son 7e cycle de vie en année 9 (Christian Bourquin est né le 7 octobre 1954 à Saint-Féliu-d’Amont dans le canton de Millas). Cette personne est mal comprise et aura du mal à faire sa place. Il rencontrera un gros problème de communication car c’est quelqu’un qui fonctionne à l’instinct (…). Ca va être assez difficile pour lui. Une période se détache toutefois : entre le 20 août et le 17 novembre 2011 (Ndlr. C’est le temps des sénatoriales ?!…) ; il fera aboutir des projets importants. Mais en 2012, je pense qu’il ne sera plus là. C’est un homme qui a des idées intéressantes mais ce n’est pas un meneur. Il n’est pas forcément bien entouré ».
Voilà ce qu’on pouvait lire récemment dans Midi Libre de Tommy Alban sur Christian Bourquin. Tout ça, mais rien que ça.
Mais, depuis…
Depuis ce matin, par exemple, donc quelques jours à peine après ces prédictions, Christian Bourquin a gagné – et haut la main – la partie de bras-de-fer qui l’opposait, seul contre tous, aux présidents des trois universités montpelliéraines, et ce, montre en main, deux jours avant l’expéritation d’un ultimatum fixé au 7 janvier prochain.
On se souvient que Christian Bourquin avait sommé les universitaires en question de s’entendre pour être le plus efficaces possibles, aux côtés de la Région et des services compétents de l’Etat, à propos de l’égibilité de Montpellier en tant que pôle d’excellence (Idex), qui selon le patron du Conseil régional Languedoc-Roussillon était en danger, à cause de blocages existants et liés à une mésentente des présidents des trois universités montpelliéraines (…) ».
Christian Bourquin, au nom de la Recherche, mais aussi de l’Emploi et de l’Economie régionale, s’était offusqué de cette situation, et ce d’autant que selon lui « Montpellier est en position idéale pour figurer parmi les sites (Idex) à définir (…). Le dossier de Montpellier est excellent, mais il risque d’être rejeté parce qu’il n’y a pas d’accord sur la gouvernance… Tout cela est ridicule au regard des enjeux ! ».
Aujourd’hui donc, l’affaire est réglée. Christian Bourquin a gagné à la manoeuvre ce mercredi 5 janvier 2011 en matinée. C’était, en quelque sorte, l’examen de passage pour ses nouvelles fonctions de président de la Région. Mission accomplie. Et réussie !
A l’évidence, le numérologue de Palavas-les-Flots n’avait pas tiré le bon numéro pour asseoir ses prédictions… Il aurait, peut-être ?, été mieux inspiré d’appuyer ses analyses sur les chiffres qui composent la plaque d’immatriculation de la voiture de fonction de l’élu. C’est là une piste comme une autre. La suite au… prochain numéro ?