Hier dans ces mêmes colonnes, nous alertions et attirions l’attention sur le coût pharamineux que seraient prêtes à payer certaines entreprises et collectivités publiques pour « s’assurer » un espace privilégié – on appelle ça une « loge » plus communément -, dans certains festivals, principalement en ce qui concerne les P-O le festival Les Déferlantes-Sud-de-France à Céret et L’Electrobeach (l’EMF) au Barcarès…

A une période où les crises s’amoncellent, où les conflits sociaux s’accumulent (notamment pour des augmentations de salaires), ces sommes, souvent plusieurs milliers d’€uros, consacrées à des partenariats, ou plutôt soyons transparents à des « fiestas », interpellent et suscitent nombre d’indignation dans l’opinion publique roussillonnaise. Surtout dans un département, le 66, classé parmi les territoires les plus pauvres de l’Hexagone, où le chômage et la précarité flambent.

Si le MEDEF’66 reconnait avoir convié des chefs d’entreprise pour les mettre en contact avec d’éventuels investisseurs, dans sa loge du festival Les Déferlantes-Sud-De-France, en revanche les dirigeants du MEDEF’66 tiennent à préciser qu’ils n’ont « jamais payé de loge » et que celle-ci « était mise à disposition gracieusement »