Seize des trente-et-un cantons qui forment l’assemblée départementale des Pyrénées-Orientales, étaient renouvelables, hier, à l’occasion du 1er tour des élections cantonales. Avec un taux de participation frôlant les 50 % (49,88 % très exactement), les électeurs-trices des P-O se sont davantage déplacés que la moyenne nationale (environ 5 points de mieux).

Deux cantons ont élu leur conseiller général dès ce 1er tour des cantonales : Sournia et Saint-Paul-de-Fenouillet, tous les deux situés dans la partie nord du Roussillon. Et dans les deux cas, il s’agit de deux élus sortants socialistes : Alain Boyer et Pierre Estève. Si pour ce dernier, c’était en quelque sorte écrit – Pierre Estève, est à ce poste indéboulonnable depuis le 30 septembre 1973… date de sa première élection ! – pour ce qui concerne Alain Boyer (maire de Campoussy), élu en 2004 avec seulement 7 voix d’avance, au second tour !, sur son adversaire, c’est aujourd’hui la consécration, le jour de gloire : il est réélu dès le 1er tour avec 56,58 % des suffrages exprimés, soit 490 voix qui le placent 252 voix devant son principal adversaire, Gilles Deulofeu (maire de Prats-de-Sournia)… C’est tout simplement « Hé-naur-me », pour le canton le moins peuplé du département : 1 151 électeurs inscrits ; 877 votants (hier) ; 866 exprimés ; 490 voix (56,58 %) pour Alain Boyer (PS) ; 238 voix (27,48 %) pour Gilles Delofeu (DVD) ; 51 voix (5,89 %) pour Jean-Pierre Tixador (EELV) ; 48 voix (5,54 %) pour Bernard Maurin (PCF-FDG) ; et 39 voix (4,50 %) pour Alain Orliaguet (FN).