Elle avait pensé un temps se présenter « en candidat dissidente » sur le canton Perpignan IX (Bas-Vernet) : en définitive Nicole Amouroux – cadre « A » dans l’administration municipale de la Ville de Perpignan, et dont l’époux, Georges Amouroux, cadre à la SNCF est conseiller municipal dans l’équipe du maire UMP, Jean-Marc Pujol – se rangera derrière l’ancien boss du Front-National (FN) dans les Pyrénées-Orientales et ex-conseiller municipal d’extrême-droite, Jean-Louis de Noëll, dont elle aurait accepté de devenir la suppléante.
C’est un proche du maire de Perpignan, qui s’en est vanté à tours de langue, vendredi soir, lors de la traditionnelle cérémonie de voeux du conseil municipal aux Perpignanaises et aux Perpignanais.
Qu’est-ce qui a fait que, subitement, Mme Amouroux a changé son fusil d’épaule ?
La surprise est de taille, d’autant plus que personne osait imaginer que Nicole Amouroux, (re)connue un temps (là aussi) pour brasser quelques idées plutôt au centre-gauche, aurait accepté un ticket électoral avec celui, Jean-Louis de Noëll, qui il y a peu encore se présentait à chaque scrutin sous les couleurs du FN… Alors oui, ce tandem a de quoi surprendre.
Et les langues n’ont pas fini de se délier à l’approche de l’annonce officielle, très attendue, de cet étonnant duo. Ah, ultime détail : Jean-Louis de Noëll, désormais, court, électoralement parlant, avec le dossard UMP, puisqu’il est le candidat à la fois de Jean-Paul Alduy, sénateur-président UMP de l’Agglo PMCA, et de Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan. Il est aussi le mari d’Isabelle de Noëll-Marchesan, adjointe au maire de Perpignan.
Enfin, tout ça fait un peu désordre et provoque des gingivites dans l’état-major national de l’UMP à Paris. La candidature de Jean-Louis de Noëll passe de plus en plus mal. Les ténors de l’UMP redoutent la verve de Jean-Mari(n)e Le Pen à ce sujet, lorsque la campagne électorale va démarrer… Localement, à Perpignan, des élus se préparent à prendre leurs distances « avec ce choix tragique au niveau de l’image du parti », car c’est en effet officiellement « la première fois que l’UMP recycle un ancien patron départemental de l’extrême-droite pour en faire son candidat à une élection ».