C’est (presque) officiel : Mme Marie-Cécile Pons, divers-droite, ex-conseillère générale des Pyrénées-Orientales, élue sur le canton Perpignan VI (centre-ville), de 1994 à 2008, entend bien revenir siéger sur les bancs de l’Assemblée départementale en mars prochain.
Pour ce faire, elle a décidé de se présenter à la succession d’Henri Carbonell (UMP), sur le canton Perpignan II, puisque celui-ci ne souhaite pas pour des raisons personnelles se représenter.
Mme Marie-Cécile Pons était dimanche matin « en campagne électorale » (selon ses propres propos), sur le marché de la place Cassanyes, dans le quartier Saint-Jacques, un secteur-clé du canton Perpignan II qu’elle connait très bien et où elle sait pouvoir activer ses réseaux.
Cette candidature n’est pas du goût de l’équipe municipale perpignanaise, dont certains élus ont souhaité soutenir et présenter Me Pierre Parrat, UMP, avocat, adjoint au maire de Perpignan délégué à la Sécurité, conseiller communautaire à l’Agglo PMCA… (D’autant que la rumeur, alimentée par des observateurs politiques locaux, se fait de plus en plus insistante pour placer Mme Marie-Cécile Pons comme favorite à droite).
Seulement voilà, Me Pierre Parrat est loin de faire l’unanimité, tant au sein des instances locales de l’UMP que parmi la population, et quelques élus faisant partie pourtant du « carré » des intimes de Jean-Marc Pujol, maire UMP de Perpignan, se réjouissent de cette division… De son côté, Sissou Pons répète à qui veut bien l’entendre, qu’elle ne se présente pas contre Me Parrat, pas plus d’ailleurs que contre n’importe quel autre candidat en piste sur le canton : « Je me présente pour continuer le chemin parcouru depuis mon élection dans le centre-ville, tout simplement. C’est la logique et en plus j’ai un message à faire passer parmi la population, qu’aucun autre candidat ne semble pouvoir ou vouloir porter. C’est tout ! ».
Il faut encore préciser que le canton de Perpignan II n’est plus détenu par un élu de l’UMP puisque Henri Carbonell avait démissionné du Groupe présidé par Jean Rigual pour rejoindre le Groupe des Non-Inscrits… Du coup, à droite, la succession à Henri Carbonell reste très ouverte dans la mesure où chaque candidat(e) peut justement légitimement revendiquer cette succession. Et, toujours à droite, Mme Marie-Cécile Pons parait la mieux placer pour s’inscrire dans cette succession…